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Farouk Ksentini : « Bouteflika désire se représenter pour un cinquième mandat »

Farouk Ksentini : « Bouteflika désire se représenter pour un cinquième mandat »

Le président Abdelaziz Bouteflika n’envisage pas de partir à la fin de son quatrième mandat en 2019. C’est du moins ce que croit savoir Farouk Ksentini, avocat et ex-président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH).

« J’ai rencontré la semaine dernière le président Abdelaziz Bouteflika. Nous avons discuté pendant une heure. C’est la quatrième fois que je le rencontre cette année. Je le connais depuis plus de trente ans. J’ai constaté qu’il a un grand désir de se représenter pour un cinquième mandat. C’est son droit et nous le soutenons. La Constitution ne l’empêche pas de se présenter pour un autre mandat. Il faut que le choix des urnes soit respecté. Je connais bien le président. Il veut rester au service de son pays et à sa disposition jusqu’à la mort », a confié Farouk Ksentini, ce samedi, à TSA Arabi.

Il a complètement évacué l’option d’une candidature de Said Bouteflika, frère et conseiller du chef de l’État, lors de la présidentielle de 2019. « Cela n’est pas du tout à l’ordre du jour », a-t-il dit.

Revenant sur sa rencontre avec le président de la République, il a estimé que Bouteflika se porte bien. « Et son analyse de la situation politique est parfaite. Il est vrai que sa voix a baissé et qu’il a du mal à bouger ses pieds mais sa santé mentale est bonne. Tout ce qui a été dit sur sa perte de connaissance ou de son incapacité à réfléchir, est faux. Sa santé s’améliore avec le temps », a-t-il déclaré.

Bouteflika n’est pas obligé, selon lui, de mener lui-même la campagne électorale. « Il a suffisamment de hautes compétences autour de lui qui peuvent le faire à sa place », a-t-il dit.

Farouk Ksentini a confié avoir abordé avec le chef de l’État les questions économiques comme l’industrie. « Pour le président, l’économie algérienne n’est pas assez productive. Nous avons parlé de la nécessité de limiter les importations. Nous avons évoqué aussi quelques aspects positifs. Il faut dire que le président a réussi à 75% dans les projets qu’il a initiés », a soutenu l’ex-président de la CNCPPDH.

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