Direct Live Search
Search

FLN : ses adversaires réclament son départ, Ould Abbes refuse de céder

Face aux critiques dont il fait l'objet de la part de ses adversaires, le patron du FLN semble tenir bon. Il exclut la tenue de la session ordinaire du Comité…

FLN : ses adversaires réclament son départ, Ould Abbes refuse de céder
Amine / NEWPRESS
Aicha Merabet
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Face aux critiques dont il fait l’objet de la part de ses adversaires, le patron du FLN semble tenir bon. Il exclut la tenue de la session ordinaire du Comité central avant le 22 octobre prochain. « Selon l’article 34 (du statut du parti), le Comité central se réunit une fois par an. Donc il est normal de le convoquer pour le 22 octobre. Pourquoi sont-ils pressés ? Le pays a besoin de stabilité et le FLN est un vecteur de stabilité », soutient Djamel Ould Abbes.

Djamel Ould Abbes veut aussi rassurer les cadres concernant la préparation des prochaines élections locales. « Les membres du Comité central, les sénateurs, les députés et membres des mouhafadas peuvent participer à la préparation des élections au niveau des commissions de wilayas et imposer leurs avis. Les candidats pour les 26.936 sièges à pourvoir seront choisis à la base », certifie-t-il.

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

Le Secrétaire général du FLN se dit « serein » et tend la main à ses détracteurs. «  Ceux qui aiment le pays et le parti n’ont qu’à participer à cette campagne de deux mois. Si ce sont des membres du Comité central, je leur ouvre la porte et je discuterai avec eux. Je suis à leur disposition même s’ils ont des opinions qui ne correspondent  pas aux miennes », insiste-t-il.

Le chef du FLN refuse de parler d’échec lors des dernières législatives. « En 2012, nous avons obtenu un million deux milles voix à l’échelle national. En 2017, nous avons eu un million sept cents mille voix. Nous avons eu plus d’électeurs qu’en 2012 », développe-t-il avant de lancer un « appel patriotique et fraternel dans l’intérêt supérieur du pays et du parti pour garantir la stabilité, la paix et la réconciliation dans le pays ». Le patron du FLN assure qu’il se pliera devant la majorité le 22 octobre prochain.

A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »

Un discours qui ne convainc pas ses adversaires qui le soupçonnent de chercher à gagner du temps en fixant la date de la réunion du Comité central pour fin octobre. Ils s’activent en coulisses pour le destituer. Ils lui reprochent la mauvaise gestion du parti et son incapacité à réunifier ses rangs.

« Djamel Ould Abbes a très mal géré le parti et n’a pas réussi à faire le consensus qui lui a été demandé par le Président de la République. Il a également ramené des personnes qui n’étaient pas des militants et écarté des enfants du FLN lors des dernières législatives », explique un membre du Comité central.

A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations

Mohamed Seghir Kara, membre du mouvement de redressement du parti abonde dans le même sens : « Le FLN est actuellement gérée comme une administration ». « Aujourd’hui, la colère contre Ould Abbes est immense », affirme un autre ancien cadre dirigeant du parti.  « Ould Abbes n’a pas été désigné par les militants », assène Mohamed Seghir Kara, qui évoque des contacts et un rapprochement «  entre les points de vue des uns et des autres » en vue de pousser Djamel Ould Abbes à la sortie.

« Tous les partis politiques, y compris les formations microscopiques ont tenu des réunions après les législatives. Fixer la date de la réunion du Comité central en octobre est une manière d’élaborer et d’imposer les listes électorales comme ils le veulent », pense M. Kara.

Hocine Khaldoune, membre du Comité central, lance un défi à Ould Abbes : « Tenir la réunion du Comité central le 22 octobre, ce serait trop tard. Le lendemain des élections locales, c’est la veille de l’élection présidentielle. S’il est sûr de lui, il n’a qu’à tenir une session extraordinaire. Il lui suffit quinze jours pour convoquer les membres. Et là, on verra ce que dira l’urne »

Hocine Kheldoune, qui a gelé ses activités au Bureau politique, ne pensait pas que Djamel Ould Abbes allait quitter la direction du parti après les législatives. « Personnellement, j’ai gelé mes fonctions au sein du Bureau politique à cause de Ould Abbes. Je pense qu’il a tardé. Il a très mal géré le FLN », critique-t-il, en estimant que l’organisation d’un congrès extraordinaire est indispensable pour venir à bout de la crise.

« Je le conseille de ne pas appeler à la tenue d’une réunion du Comité central mais de déposer sa démission et laisser les membres du Comité central préparer un congrès extraordinaire », propose Hocine Kheldoune. « Le problème ne pourra être résolu sans la tenue d’un congrès extraordinaire de redressement du parti souhaité par son président (Abdelaziz Bouteflika) », ajoute un ancien cadre dirigeant du FLN.

Lien permanent : https://tsadz.co/yexkz

TSA +