
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, fait un bilan d’étape des retombées de sa visite en Algérie en février dernier.
Dans un entretien au Figaro, il note des avancées, mais ne verse pas dans l’enthousiasme. “Depuis ma visite, les relations sont réenclenchées mais il faut rester prudent”, dit-il, ce qui traduit l’état d’une reprise fragile qui peut basculer à tout moment.
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Selon Laurent Nunez, des laissez-passer consulaires sont de nouveau délivrés par les consulats d’Algérie pour la réadmission de ressortissants algériens en situation irrégulière, avec des situations différentes selon les départements. Il s’agit d’une avancée car, rappelle-t-il, “nous en étions à zéro” avant sa visite à Alger les 16 et 17 février.
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« Nous devons progresser. Je reste vigilant et mobilisé »
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Le fil est aussi renoué sur la coopération policière, notamment en matière antiterroriste, mais là aussi, des progrès restent à faire.
“Nous devons progresser. Je reste vigilant et mobilisé”, a indiqué Laurent Nunez alors que de nouvelles tensions sont apparues dans les relations entre les deux pays, retardant le processus de réchauffement progressif entamé avec sa visite en Algérie les 16 et 17 février derniers.
Alger a notamment convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de France pour lui exprimer son mécontentement après la reconduction pour une année supplémentaire de la détention d’un agent consulaire algérien à Paris.
En plus de ce dossier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a fait état, dimanche 5 avril, de l’absence de coopération de Paris dans l’opération de récupération des fonds détournés par des ex-oligarques algériens, et ce contrairement à l’Espagne et la Suisse.
Enfin, les autorités algériennes soupçonnent le président Emmanuel Macron de chercher à impliquer le Pape Léon XIV qui effectue lundi une visite en Algérie dans l’affaire du journaliste Christophe Gleizes.