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France : ces candidats franco-algériens à l’assaut de Paris et Marseille

Deux femmes et un homme, d’origine algérienne, partent à l’assaut des mairies de Paris et de Marseille, la deuxième plus grande ville de France.

France : ces candidats franco-algériens à l’assaut de Paris et Marseille
Ces candidats franco-algériens à l'assaut de Paris et Marseille en France / Par Hassan Anayi - Unsplash
Riyad Hamadi
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Les Franco-Algériens sont présents en force pour les prochaines élections municipales françaises de mars 2026. Deux d’entre eux partent carrément à l’assaut de la capitale et de la deuxième ville de France, Paris et Marseille. Et ce n’est pas pour faire de la figuration, assurent-ils.

Après Saïd Benmouffok, qui a annoncé sa candidature pour la mairie de Paris il y a six mois, Nora Preziosi, elle aussi d’origine algérienne, veut diriger la ville la “plus algérienne” de France. Elle vient d’annoncer sa candidature pour la mairie de Marseille dans un ticket commun avec Erwan Davoux.

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Nora Preziosi, une fille de Moudjahid candidate à la mairie de Marseille

Davoux et Preziosi sont ancrés à droite de l’échiquier politique. Le premier se présente comme “chiraquien” et la seconde est une ancienne élue des Républicains. Mais c’est sans étiquette qu’ils se présentent aux élections de mars 2026, en tête de la liste “Marseille pour tous”.

Ce que nous souhaitons pour Marseille est de mettre fin aux combines de partis politiques qui ont totalement perdu leur crédibilité, ne pèsent rien et ont pourtant confisqué le pouvoir”, écrit Erwan Davoux sur X.

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Le ticket commun Davoux-Preziosi est présenté par la presse française comme un coup de tonnerre dans le paysage politique local.

L’homme politique est connu pour sa forte opposition à la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône Martine Vassal, qu’il a signalée à la justice en août dernier pour malversations et emplois fictifs. Vassal est elle-même candidate à la mairie de Marseille, soutenue par trois grands partis, Horizons, LR et Renaissance.

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La première réaction de la présidente de région a été de retirer Nora Preziosi de la délégation de fonctions pour la politique de la ville et le nouveau programme national de renouvellement urbain, dit “13 Habitat”.

Cette décision, prise moins de vingt-quatre heures après l’annonce de candidature, intervient sans qu’aucune faute ou manquement à ses missions n’ait été relevé”, a réagi Preziosi, soulignant que “ces méthodes violentes apparaissent dès lors comme une mesure à caractère politique, dont la rapidité d’exécution interroge sur le respect du débat démocratique et du pluralisme au sein des institutions locales”.

Saïd Benmouffok, un prof en philo à l’assaut de la Mairie de Paris

Nora Preziosi, née Remadnia, est originaire d’Algérie, précisément de la région des Aurès. Cette femme de 64 ans est la fille d’un moudjahid de la guerre de Libération nationale.

Avant même d’annoncer sa candidature à la mairie de Marseille, elle faisait régulièrement l’objet d’attaques du courant anti-algérien, bien qu’elle soit issue de la droite modérée.

La dernière campagne qui l’a ciblée remonte à juin dernier lorsqu’elle a fait l’objet d’accusations infondées “de conflit d’intérêt et de favoritisme”.

Il y a dans cette campagne contre la présidente de 13 Habitat, des propos diffamatoires, de l’exagération, du machisme et même des relents de racisme pour une véritable tentative d’assassinat politique avec, pour cible, une figure marseillaise qui dérange”, avait défendu un militant associatif de Marseille auprès du quotidien algérien El Moudjahid.

À Paris, Saïd Benmouffok, un autre franco-algérien, veut succéder à Anne Hidalgo, dont il a été un conseiller par le passé, même s’il est conscient que la tâche est ardue. Il se présente au nom du mouvement de gauche Place publique qu’il a cofondé en 2018 avec Raphaël Glucksmann.

Ce professeur de philosophie de 41 ans est né à Alger et s’est installé très jeune en France avec sa famille. Il a grandi à Mantes-la-Jolie, en région parisienne.

 “C’est un territoire qui m’a fait, qui a nourri mes convictions de gauche, mes convictions de justice sociale, de lutte antiraciste. C’est un territoire de grande diversité et très dynamique”, dit-il de Mantes-la-Jolie. Cette ville est tombée en 2014 entre les mains de l’extrême-droite, “par la faute d’une gauche désunie”, regrette-t-il.

Quant à ses chances de gagner la mairie de la capitale française, il se dit “confiant, optimiste, résolu et déterminé”, croyant fermement que “Paris continuera d’être défendu par une personnalité de gauche”. Son ambition est d’abord d’apporter de la sérénité dans le débat public et lutter contre les préjugés, les discriminations et les stigmatisations.

Sophia Chekirou, la Française d’origine algérienne qui veut diriger Paris

Toujours à Paris, une autre candidate d’origine algérienne est en lice. Il s’agit de la député de La France Insoumise (LFI) Sophia Chikirou. Cette militante de gauche est issue d’une famille originaire de Kabylie, en Algérie.

Son père, retraité et ancien militant syndical, est installé à Béjaïa. Sophia Chikirou, née en 1979 à Bonneville, en Haute-Savoie, a annoncé sa candidature à la mairie de Paris vendredi 14 novembre.

Dans ses premières déclarations, elle s’est engagée à incarner le “Paris populaire” et à ne pas acheter “des robes à 6.000 euros”, une manière de promettre la rupture avec le mode de gestion de la maire sortante Anne Hidalgo, objet de polémiques sur ses notes de frais.

La Franco-Algérienne porte un programme social. “Quand les familles parisiennes sont obligées de partir parce que se loger est trop cher, c’est que les politiques mises en place ne répondent pas à leurs besoins”, dit-elle à l’AFP.

Elle ne part pas dans la peau d’un figurant, mais avec des chances de bousculer la favorite du scrutin, la Franco-Marocaine Rachida Dati. Sophia Chikirou est créditée de 12 % d’intentions de vote. Un score suffisant pour maintenir sa candidature au second tour, écrit Le Monde.

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