
Ahmed Ouayhai a vanté, dimanche 17 septembre devant les députés, la gestion prudente des réserves de change par l’Algérie. L’Algérie a pu résister trois années durant à l’effondrement de ses recettes d’exportations des hydrocarbures ainsi qu’à une baisse de plus de 50% des revenus de la fiscalité pétrolière, « grâce à des mesures financières prises par M. le président de la République, il y a quelques années ».
« La première de ces mesures a été le remboursement anticipé de la dette extérieure qui était supérieure à 20 milliards USD en 2005, en même temps qu’a été prohibé le recours à de nouveaux emprunts à l’étranger. La seconde a été la création du Fonds de Régulation des Recettes pour accueillir l’épargne du Trésor. La troisième mesure a été une gestion prudente des réserves de change malgré les recommandations de nombreux experts pour les placer à l’extérieur », a expliqué le Premier ministre.
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Ce graphique de l’agence d’information financière de Bloomberg illustre pourtant une baisse continue de nos réserves depuis le milieu de l’année 2014. Après avoir atteint un pic à 194 milliards de dollars à la fin mai 2014, elles ont entamé leur baisse jusqu’à atteindre 106 milliards à la fin mai 2017. Actuellement, elles sont à environ 100 milliards de dollars, a précisé Ouyahia, sans donner de chiffre précis.
Durant les trois dernières années, les réserves de change ont fondu de 2,5 milliards de dollars par mois. À ce rythme, elles seront vidées au bout de 40 mois.
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