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Grève nationale des médecins résidents les 14 et 15 novembre

Grève nationale des médecins résidents les 14 et 15 novembre

Anis Belghoul / NEWPRESS
Alger. 06-04-2011 | Grève des médecins résidents (photo-archive)

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) appelle à une grève de deux jours, les 14 et 15 novembre, dans tous les hôpitaux du pays.

La grève consistera en un arrêt de travail total de tous les médecins résidents, à l’exception de ceux qui devront maintenir un service minimum, à savoir les gardes, selon un communiqué du Camra.

Par cette grève, les médecins résidents veulent « dénoncer les injustices que subissent les médecins algériens », a expliqué à TSA, ce dimanche 12 novembre, le Dr Taileb Mohamed, médecin résident au CHU Mustapha Pacha et membre du collectif.

 « Nous nous sentons discriminés. La loi dit que tous les citoyens algériens sont égaux en droits et devoirs, mais en pratique, on voit que les médecins ont plus de devoirs et moins de droits que le reste des citoyens », a déploré le Dr Taileb.

Parmi les préoccupations principales des médecins résidents, le service civil, « un système qui a échoué », selon le Dr Taileb. « Nous ne demandons pas la suppression du service civil mais son aménagement, la suppression de son caractère obligatoire et général, la mise en place d’avantage d’incitations pour encourager ceux qui le souhaitent à faire volontairement leur service civil », précise-t-il.

Les conditions de vie et de travail des résidents pendant leur service civil est un autre point soulevé par le collectif autonome des résidents. « Ils nous envoient dans le Sud, dans des zones lointaines et enclavées sans nous fournir de logements ou alors ils nous proposent des logements collectifs et souvent insalubres », s’insurge le Dr Taileb. Et d’ajouter : « En plus, nous n’avons pas de possibilité de regroupement familial, ce qui met les jeunes médecins mariés dans des situations difficiles, surtout ceux affectés à des hôpitaux du grand Sud ».

Les médecins résidents revendiquent aussi le droit d’être dispensés du service national au même titre que les autres jeunes algériens concernés par la mesure. « Nous devrions avoir le droit de bénéficier de cette dispense en tant que citoyens algériens et s’ils ont besoin de médecins à l’armée, ils n’ont qu’à les recruter, les inciter financièrement à s’enrôler », a insisté le Dr Taileb, commentant l’exclusion des diplômés du corps médical de la dispense du service national, annoncée en août 2017 et dont ont bénéficié les Algériens nés entre 1985 et 1987.

La grève de deux jours à laquelle appelle le collectif autonome des médecins résidents est une « première étape », affirme Taileb Mohamed qui prévient : « Si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous reconduirons la grève et nous emprunterons d’autres voies de protestation ».

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