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Guerre contre Gaza : Tebboune dénonce un « génocide »

L’Algérie continue d’exprimer des positions fortes sur la guerre que mène Israël contre les Palestiniens de Gaza depuis le 7 octobre dernier. Cette fois, c’est en qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU qu’elle accuse Israël de commettre un génocide à Gaza.

Mercredi, dans une déclaration conjointe à la presse, à l’issue de ses entretiens avec son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio qui a entamé mardi une visite de travail en Algérie, le président Tebboune a dénoncé un « génocide » à Gaza.

Il a dit que l’Algérie et la Sierra Leone continueront d’interpeller le Conseil de sécurité de l’ONU pour « assumer ses responsabilités historiques, légales et morales en ce qui concerne l’injustice historique infligée au peuple palestinien, en témoigne la situation prévalant actuellement dans la bande de Gaza, en proie à un génocide et à des crimes de guerre inhumains, au vu et au su d’un monde impuissant et incapable de mettre un terme à l’occupation sioniste ».

L’Algérie et la Sierra Leone ont entamé mardi leurs mandats de membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Lors de la cérémonie inaugurale, le représentant de l’Algérie aux Nations-Unis Mustapha Bendjama a dit que « la question palestinienne sera la priorité absolue de notre pays au Conseil de sécurité ».

L’Iran accuse Israël d’être impliqué dans un attentat sur son territoire

Depuis le 7 octobre dernier, 22.313 Palestiniens ont été tués, en majorité des femmes et des enfants, et 57 296 autres blessés dans les bombardements israéliens, a indiqué mercredi le ministère de la Santé de l’enclave palestinienne.

Alors que le bilan de la guerre contre Gaza ne cesse d’augmenter, le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu qui peine à réaliser ses objectifs de démolir le Hamas, cherche à élargir la guerre aux pays voisins.

Outre les bombardements intensifs de Gaza, Israël a bombardé mardi Beyrouth pour la première fois depuis 2006, prenant le risque de l’extension de la guerre au Liban et d’un embrasement de la région. Le numéro deux du bureau politique du Hamas Saleh Al-Arouri a été tué dans une frappe au drone qui a visé son bureau situé dans un immeuble dans la banlieue de Beyrouth. La frappe a tué six autres responsables du mouvement palestinien et fait de nombreux blessés parmi les civils.

Mercredi, une double explosion a fait une centaine de morts et de nombreux blessés lors d’un rassemblement près de la mosquée Saheb al-Zaman, où se trouve la tombe du général Soleimani, à Kerman dans le sud de l’Iran.

Un conseiller du président iranien a accusé Israël et les Etats-Unis d’être derrière ces attaques. Washington a nié son implication dans cet attentat, mais le gouvernement israélien qui a menacé à maintes reprises de s’en prendre à l’Iran n’a pas réagi.

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