
Les prix du blé ont encore augmenté sur les marchés mondiaux à cause des difficultés de chargement et d’expédition en Ukraine et en Russie, deux pays qui assurent 30% des livraisons mondiales et qui sont en guerre depuis 2022.
L’Algérie, gros importateur de blé, figure parmi les pays impactés par la situation en devant payer plus cher son blé.
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La guerre en Ukraine tire les prix du blé vers le haut
La production mondiale de blé est à des niveaux historiques (810,7 millions de tonnes en 2026, selon la FAO, 822 millions de tonnes en 2027, selon le département US de l’agriculture).
Mais les problèmes de transport et d’approvisionnement ont fait flamber les prix de cette céréale. Selon les indices de prix début septembre, le blé australien de référence a atteint 301 dollars la tonne, le blé supérieur de la même origine 312 dollars et le blé canadien à haute teneur en protéines est à 331 dollars US, en augmentation de 13,5%.
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Les perturbations des voies de transport affectent les pays exportateurs concernés, la Russie et l’Ukraine, et la hausse des prix qui s’ensuit impacte directement les gros importateurs, dont l’Algérie.
Selon aljazeera.net, le département américain de l’agriculture a revu à la baisse ses prévisions en ce qui concerne les achats de l’Algérie en 2026-2027, de 8,5 à 8,3 millions de tonnes, en raison d’une hausse des stocks nationaux.
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Hausse des prix du blé : un impact atténué par divers facteurs sur l’Algérie
Le pouvoir d’achat, le système d’importation centralisé et la diversification des sources d’approvisionnement atténuent l’impact du choc sur le marché algérien par rapport à d’autres pays plus vulnérables, écrit le média. Néanmoins, l’impact financier est inévitable : une augmentation éventuelle de 50 dollars par tonne se traduirait par 415 millions de dollars supplémentaires sur la facture des importations algériennes de blé.
Malgré un tel surcoût, l’Algérie n’est qu’à la cinquième place des pays les plus affectés par la hausse des prix du blé.
Les plus touchés sont la Russie et l’Ukraine qui devraient voir leurs exportations baisser de 3 et 1,6 millions de tonnes respectivement, sans compenser les pertes par la hausse des prix à l’export, l’augmentation n’étant pas appliquée par les producteurs mais par les circuits mondiaux de transport et de distribution.
L’Égypte en tête des pays importateurs les plus touchés
Parmi les importateurs, le plus affecté est l’Égypte dont les prévisions d’importation en 2026-2027 se situent à 12,5 millions de tonnes pour couvrir l’immense écart entre la production locale (10 millions de tonnes) et les besoins nationaux (20,7 millions de tonnes). Une hausse de 50 dollars la tonne se répercuterait par une augmentation de 600 millions de dollars sur la facture d’importation.
Les autres gros importateurs qui pourraient subir l’impact de la hausse des prix du blé sont, dans l’ordre, l’Indonésie, le Bangladesh, le Nigeria, la Turquie, le Yémen et le Soudan.