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Human Rights Watch dénonce la « répression » des Ahmadis en Algérie

L’ONG Human Rights Watch a dénoncé, ce lundi 4 septembre, la « répression » subie par « la minorité religieuse ahmadie », considérée comme une secte par les autorités algériennes. Depuis juin 2016, 266 membres…

Human Rights Watch dénonce la « répression » des Ahmadis en Algérie
getty image / pas libre
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L’ONG Human Rights Watch a dénoncé, ce lundi 4 septembre, la « répression » subie par « la minorité religieuse ahmadie », considérée comme une secte par les autorités algériennes. Depuis juin 2016, 266 membres ont d’ailleurs été traduits en justice tandis que Mohamed Fali, commerçant de 44 ans et chef de cette communauté, a été arrêté le 28 août dernier et est actuellement en détention préventive à la prison de Mostaganem.

À ce sujet, la directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch dénonce « la persécution des Ahmadis, ainsi que le discours de haine proféré par des ministres du gouvernement » qui « montre une intolérance envers les croyances minoritaires, qu’elles se disent islamiques ou non ».

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« Les autorités devraient libérer immédiatement Mohamed Fali et les autres Ahmadis algériens et cesser de s’en prendre à cette minorité sans défense », poursuit la responsable de l’ONG dans un communiqué publié sur son site. Selon HRW, cette communauté ne formerait pas plus de 2000 personnes en Algérie.

L’ONG évoque une persécution qui se manifeste de plusieurs façons, dont des poursuites judiciaires devant plusieurs tribunaux d’Algérie pour une même personne, des périodes de détentions qui s’allongent et l’interdiction pour les Ahmadis de se constituer en association.

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Selon Human Rights Watch, « au moins 17 fonctionnaires de confession ahmadie » ont « été suspendus de leurs postes ». D’autres personnes devront également repasser devant la justice durant ce mois de septembre, parmi celles-ci l’ONG recoupe les témoignages de plusieurs Ahmadis dont un médecin et un étudiant de 24 ans.

Le 28 juin dernier, la cour d’appel de Batna avait condamné cinq Ahmadis à un an de prison ferme pour « collecte de dons non autorisée, activité dans une association non autorisée et distribution de documents portant atteinte à l’intérêt national ». Amnesty International et plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme étaient montées au créneau pour dénoncer cette décision de justice.

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