
Il y a à peine une dizaine de jours, il provoqua un tollé mondial après la publication d’une vidéo le montrant en train d’humilier des militants de la flottille pour Gaza « soumoud », agenouillés et les mains liées, après leur arrestation par l’armée israélienne en pleine mer.
« Ils sont venus en héros, regardez-les maintenant », lança-t-il avec un rare cynisme, sur un ton de dédain et de haine. Et voilà qu’il récidive, cette fois en promettant de faire cesser l’appel à la prière des muezzins.
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Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la sécurité nationale, n’est visiblement pas prêt à renoncer à sa stratégie de provocation à l’égard des Palestiniens et, au-delà, du monde musulman, alimentant souvent les tensions, en dépit d’un désaveu international, y compris parmi les soutiens de son pays.
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Dans une nouvelle vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ce ministre raciste de l’extrême droite israélienne a simulé une scène le montrant couché sur un lit avant de se réveiller brusquement, et prétendument par l’appel à la prière provenant d’une mosquée avoisinante.
« J’arrêterai le bruit des mosquées »
L’homme, en chemise et pantalon, coiffé d’une kipa, se met debout, allume la lumière et lance à la face de la caméra qui le filme : « J’arrêterai le bruit des mosquées, elles m’empêchent de dormir ».
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La scène, déjà visionnée par des millions de personnes, ne manquera certainement pas de susciter de nouveau la polémique. D’autant que la provocation cible un lieu de culte musulman. Cette dérive, qui intervient dans un contexte où le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu est désavoué y compris par son principal « sponsor », les États-Unis, montre à quel point la haine continue à guider les agissements de ce sinistre ministre.
Car depuis son intégration dans le gouvernement en 2022, Itamar Ben Gvir n’a pas cessé de multiplier les provocations, une marque de fabrique qui le met sous les projecteurs et les radars médiatiques.
Le 30 mars 2026, il ouvre une bouteille de champagne et trinque avec des députés de son parti, après l’adoption au Parlement israélien d’une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes », qui devrait, dans les faits, s’appliquer à des Palestiniens reconnus coupables d’attaques ou d’attentats anti-israéliens.
« Bientôt, nous les pendrons un par un », déclare-t-il ce jour-là, selon les médias. Il y a près d’une année, il a porté le cynisme jusqu’à prier au Haram al-Sharif, site sacré à Jérusalem-Est occupée. Connu également sous le nom de complexe de la mosquée Al-Aqsa, le site peut être visité par les juifs, mais ceux-ci ne peuvent pas y prier.
À travers ce geste, Ben Gvir entendait reprendre à son compte une initiative effectuée en 2001 par Ariel Sharon au même endroit et qui était à l’origine de la seconde Intifada palestinienne.
Provocations en série, impunité totale
Peu avant son arrivée au gouvernement, il s’était rendu également dans un quartier « chaud » entre Israéliens et Palestiniens dans Jérusalem-Est occupée, le quartier palestinien de Sheikh Jarrah, où des dizaines d’habitants ont été menacés d’expulsion de leurs maisons pour faire place à des colons juifs.
Et malgré de multiples inculpations et condamnations, notamment pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste-le mouvement kahaniste, du nom d’un rabbin partisan de l’expulsion des Arabes, interdit en Israël-cet ultranationaliste ne se fixe aucune limite. Mais jusqu’à quand ?
Il y a une semaine, des pays comme la France et la Pologne l’ont déclaré persona non grata sur leurs territoires après l’incident des militants de la flottille pour Gaza.
Avec la charge de Donald Trump contre Netanyahu, le désordre provoqué au Moyen-Orient et l’impopularité grandissante d’Israël à travers le monde, nul doute que le devenir politique de ces racistes extrémistes s’écrit en pointillé. En attendant que la justice prenne le relais…