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« Je suis tombée amoureuse d’Alger » : Camélia, Franco-Algérienne installée en Algérie

Juriste franco-algérienne, Camélia Benhallak a quitté la France pour s’installer en Algérie pour entamer une nouvelle vie. À TSA, elle explique son choix et comment elle est tombée amoureuse d’Alger.

« Je suis tombée amoureuse d’Alger » : Camélia, Franco-Algérienne installée en Algérie
Camélia a fait ce choix pour découvrir ce que c’est vraiment d’être Algérien / Source : Instagram Camélia pour TSA
Célia Achour
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Comme de nombreuses personnes issues de la diaspora, Camélia Benhallak, 24 ans, juriste franco-algérienne, a décidé de sauter le pas et de s’installer à Alger il y a six mois.

Diplômée d’un master en droit du numérique, d’un master 2 en droit des affaires et d’un master en sciences politiques, elle décide de faire le chemin inverse après quelques années d’expériences professionnelles et associatives dans les domaines juridique et humanitaire en France.

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Camélia a voulu se rapprocher de ses racines et contribuer à des projets juridiques et de communication en lien avec les enjeux locaux et régionaux. Après une année passée en Égypte, Camélia Benhallak dit avoir eu un déclic et fait finalement ce choix, porté par une prise de conscience personnelle et identitaire.

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« Je suis 100 % Algérienne »

« Mes deux parents sont nés en Algérie où ils ont grandi. Je suis 100 % algérienne. Je ne me voyais pas retourner vivre en France sans m’y établir dans le pays natal de mes parents », confie Camélia à TSA. Avant son déménagement, elle n’y était pas revenue depuis sept ans.

« Ça m’a vraiment fait mal au cœur de me dire que j’avais vécu un an en Égypte sans être venue en Algérie depuis si longtemps », livre la jeune juriste.

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Camélia a fait ce choix pour « découvrir ce que c’est vraiment d’être Algérien, mais aussi pour me reconnecter et me construire avec cette identité algérienne », explique-t-elle.

Selon elle, lorsqu’on est né en France, on n’est pas toujours pleinement connecté à cette identité, même si elle est présente dans la famille, grâce à la langue et aux vacances qu’on passe au Bled.

« Je pense que venir vivre en Algérie est une étape essentielle pour être connecté à son identité. C’est ce qui m’a poussée à venir m’y installer », ajoute-t-elle. Originaire de l’Ouest de l’Algérie, près d’Oran, la capitale a pourtant été une véritable révélation pour cette juriste.

La découverte d’Alger

Camélia a découvert Alger en décembre 2025 et est partie vivre en Algérie en janvier 2026. « Je suis tombée amoureuse d’Alger, les gens, l’ambiance, la mentalité, l’architecture, l’histoire… tout m’a plu », confie-t-elle. C’est seule qu’elle a fait le choix de partir.

« Ma famille n’était pas pour, ils avaient beaucoup d’appréhensions. Aujourd’hui, ma mère adore venir ici », témoigne-t-elle.

Active sur les réseaux sociaux sous le pseudo Cvvmeliia, Camélia partage son expérience avec les internautes. Dans cette dynamique, elle a organisé un événement à Alger le 9 juin, destiné aux Algériens de la diaspora déjà installés ou à ceux qui veulent faire le pas.

Un événement pour la diaspora

« C’était un événement 100 % féminin qui visait à réunir des filles intéressées par le retour au pays ou déjà installées en Algérie », détaille Camélia. Une quarantaine de femmes ont participé et échangé sur leur installation ou leurs questionnements.

Des rencontres que la jeune Franco-Algérienne souhaite reproduire régulièrement afin de lutter contre la solitude. « Je pense que cela peut être difficile, lorsqu’on vient s’installer en Algérie, d’être une femme et de se retrouver seule », confie-t-elle.

« Je n’ai pas envie que d’autres filles vivent cela et se freinent ou rentrent en France à cause de ça », ajoute-t-elle. Selon son ressenti lors de cet événement, en tant que femmes de la diaspora installées en Algérie : « On trouve notre place. »

« Quand on est à Alger, on sait qu’on est à la place où on doit être », poursuit-elle. Pour celles et ceux qui hésitent encore à s’installer en Algérie, elle conseille de « franchir le cap ».

« Je pense qu’il est important de découvrir son pays d’origine et son histoire », recommande la jeune juriste. À travers son parcours, Camélia montre le retour progressif de nombreux jeunes issus de la diaspora vers leur pays d’origine, entre quête d’identité et envie de construire un avenir en Algérie.

Lien permanent : https://tsadz.co/fmodm

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