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Jean-Yves Le Drian à Alger pour relancer les relations bilatérales et évoquer le dossier libyen

Jean-Yves Le Drian à Alger pour relancer les relations bilatérales et évoquer le dossier libyen

Jean-Yves Le Drian est attendu, ce mardi 21 janvier, à Alger pour une visite d’une journée. Le ministre français des Affaires étrangères aura des entretiens avec son homologue algérien Sabri Boukadoum. Il sera ensuite reçu par le premier ministre Abdelaziz Djerad et le président Abdelmadjid Tebboune.

Jean-Yves Le Drian est le premier ministre du gouvernement français à effectuer une visite à Alger depuis une année. La dernière visite remonte à fin janvier 2019, avec la venue à Alger de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Une visite durant laquelle une convention d’extradition de criminels entre l’Algérie et la France a été signée avec Tayeb Louh.

Moins d’un mois après cette visite, le Hirak éclatait plongeant l’Algérie dans une crise politique majeure. Durant l’année 2019, hormis le ministre espagnol des Affaires étrangères, aucun haut responsable européen n’a effectué de visite en Algérie. L’année dernière a également été marquée par quelques tensions entre les deux pays.

La visite de Le Drian va donc permettre de mettre fin à une période de quasi-froid entre Alger et Paris. La Libye sera également présente dans les discussions. Selon le journal français L’Opinion, lors de cette visite, « la relance du comité intergouvernemental de haut niveau, du comité mixte économique franco-algérien et plusieurs dossiers internationaux, notamment le Mali et la Libye » seront abordés.

Cette visite intervient au lendemain d’une courte entrevue entre le président de la République, Abdelmadjid Tebboune et son homologue français, Emmanuel Macron, dimanche en marge de la conférence de Berlin sur la Libye. Une entrevue qualifiée de « chaleureuse ». Elle intervient également cinq jours après la visite en Algérie du Premier ministre italien. Une visite également consacrée à la situation en Libye.

Pour Alger, le dossier est important à plus d’un titre. L’Algérie craint une escalade chez le voisin libyen qui aurait des répercussions sur sa situation intérieure et sur l’ensemble de la région. Elle veut privilégier une solution politique et éloigner définitivement le spectre de la guerre.

Dimanche, devant les participants à la conférence, Abdelmadjid Tebboune a exprimé la disponibilité de l’Algérie à abriter le dialogue entre les « frères libyens » et son rejet « catégorique » de la politique du fait accompli en Libye. Tout en appelant la communauté internationale à assumer sa responsabilité en matière de respect de la paix et de la sécurité dans ce pays, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que « l’Algérie refuse toute atteinte à son intégrité nationale et à la souveraineté de ses institutions ».

Pour Alger, le dossier libyen est aussi l’occasion pour sa diplomatie d’effectuer son retour et de retrouver son rôle agissant qu’elle avait perdu ces dernières années. La venue à Alger de Jean-Yves Le Drian permet d’acter un peu plus ce retour.

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