
La France a annoncé mercredi une profonde transformation de son baccalauréat, sacro-saint examen né sous Napoléon qui ne répond plus aux besoins modernes de formation, selon le président Emmanuel Macron, qui veut en faire une de ses réformes majeures.
Le nouveau baccalauréat, dont la première session aura lieu en 2021, ne comptera plus que quatre épreuves écrites, dont le français et la philosophie, et un grand oral, tandis les séries spécialisées seront supprimées, a annoncé mercredi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.
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Le « bac », comme le surnomment les Français, est devenu « un monstre organisationnel », a récemment estimé un rapport sur sa réforme. L’examen, qui clôture les études secondaires en France et représente un passage quasi-obligé pour l’enseignement supérieur, ne prépare pas assez à la poursuite des études, selon le texte.
Les nombreux gouvernements français qui se sont essayés à réformer le bac se sont tous cassé les dents sur cet examen critiqué mais emblématique.
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La réforme rapproche largement le bac français des modèles moins spécialisés de ses voisins.
Selon M. Blanquer, l’oral et les quatre épreuves écrites pèseront pour 60% de la note finale du baccalauréat. Les 40% restant proviendront du contrôle continu (pour 30%) et des notes du bulletin en Première et Terminale (10%).
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Le ministre a également annoncé la fin de séries L, ES et S (littéraire, économique et social, scientifique) pour la voie générale. « Nous voulons ainsi offrir plus de choix aux élèves, éviter les hiérarchies artificielles entre les séries », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
A la place des séries L, ES et S, les élèves suivront un tronc commun et choisiront trois spécialités en Première, ramenées à deux en Terminale.
Dans le tronc commun figurent le français, la philosophie, l’histoire-géographie et l’enseignement moral et civique, deux langues vivantes, le sport, et une nouvelle discipline baptisée humanités scientifiques et numériques.
Au menu des spécialités : mathématiques, physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, humanité-littérature-philosoph
Cette réforme, promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne, intervient quasiment en parallèle de celle sur l’entrée à l’université, qui sera appliquée pour la rentrée 2018.