
C’est une décantation qui risque de provoquer de nouvelles crispations entre Alger et Paris. Dans un entretien au Figaro de ce vendredi 21 septembre, Bernard Bajolet, ex-patron de la DGSE et ancien ambassadeur de France à Alger, critique violemment le pouvoir algérien.
Interrogé sur l’avenir des relations algéro-françaises, M. Bajolet affirme croire à une « évolution à petits pas. « Et c’est pour deux raisons » : « La première tient à un problème de génération. La nomenclature algérienne, issue ou héritière de la guerre d’Algérie, a toujours besoin de se légitimer en exploitant les sentiments à l’égard de l’ancienne puissance coloniale ».
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Bernard Bajolet poursuit : « La seconde raison est plus conjoncturelle : le président Bouteflika, avec tout le respect que j’éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition ».
Pour l’ancien chef de la DGSE, « si ouverture il y a, il faudra aussi qu’elle soit réciproque avec, entre autres choses, l’ouverture des archives du FLN ».
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Bernard Bajolet publie en France un livre « Le soleil ne se lève plus à l’Est » dans lequel il revient sur sa carrière de diplomate dans plusieurs pays, notamment l’Irak et l’Algérie.
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