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L’Algérie a besoin d’un baril à 70 dollars pour équilibrer son budget

L’Algérie a besoin d’un baril de pétrole de 70 dollars pour équilibrer son budget, a affirmé ce jeudi 5 octobre, Abderrahmane Raouya, le ministre des Finances devant les députés.

C’est aussi l’un des arguments avancés par le représentant du gouvernement pour justifier le recours au mode de financement non conventionnel. En effet, lors de la présentation ce matin du projet de loi amendant la loi sur la monnaie et le crédit, M. Raouya a souligné que rien n’indique que les prix du baril «vont franchir la barre des 50 dollars» dans un avenir proche.

Le ministre a précisé que les recettes des exportations de pétrole et gaz sont passées de 60,3 milliards de dollars en 2014 à 31 milliards en 2017.

Raouya a reconnu que l’État fait face à « des difficultés et des pressions financières» depuis 2014, présentant le recours à la planche à billets comme la seule alternative pour faire face à la crise. Il a rappelé que le recours, dans le passé à l’endettement extérieur avait affecté négativement « les équilibres financiers du pays » sans oublier les conséquence sur l’emploi et le fonctionnement des institutions du pays.

Le mode de financement non conventionnel « sera transitoire » et sera accompagné par « des réformes structurelles », a assuré le ministre, en promettant une diversification des produits bancaires et la décentralisation des centres de décision pour promouvoir les investissements.

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