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L’Algérie a dépensé 1,2 milliard $ dans la lutte contre le Covid-19

Le rapport 2025 de la Cour des comptes dévoile le montant qui a été dépensé par l’Algérie pour faire face à la pandémie de Covid-19.

L’Algérie a dépensé 1,2 milliard $ dans la lutte contre le Covid-19
Lutte contre le Covid-19 : l’Algérie a dépensé 1,2 milliard $ en trois ans. | Par Leigh Prather - Adobe Stock
Badreddine Khris
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Le rapport 2025 de la Cour des comptes qui a été publié dimanche 28 décembre a dévoilé pour la première fois ce que l’Algérie a dépensé dans la lutte contre le Covid-19.

« Face à la pandémie, les crédits de fonctionnement du secteur de la santé ont connu une hausse de 40% de 2020 à 2023, dont 89,54% sont destinés à la lutte contre la pandémie de la Covid-19. Aussi, des chapitres budgétaires dédiés spécifiquement aux risques sanitaires potentiels ont été créés », a indiqué le rapport consulté par TSA.

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La contribution de l’État au financement du secteur de la santé face à la crise du Covid-19 avoisine 90 milliards de DA en 2021 (692 millions de dollars au taux actuel du dollar), lit-on dans le document de l’institution publique.

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Celle destinée à l’Institut Pasteur d’Algérie pour acquérir les vaccins contre la Covid-19 est passée de 1,49 milliard de DA à 38 milliards de DA en 2021, avant de retomber à 2,2 milliards de DA en 2022, soit un total de 41,7 milliards de dinars (320 millions de dollars).

Quant à la contribution à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) pour acquérir les médicaments et les produits médicaux dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, elle a été estimée à 11 milliards de DA en 2020 (84,6 millions de dollars).  

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De lourdes dépenses face aux crises sanitaires

Le rapport a noté que le ministère de l’agriculture est considéré comme l’un des plus importants contributeurs dans le financement du système national de prévision des risques sanitaires pouvant constituer des urgences de santé publique, à travers les crédits alloués au titre de ses services centraux et à l’institut national de la médecine vétérinaire (INMV), qui ont atteint, en 2022, un montant de 292 millions DA.

L’INMV a assuré la surveillance continue des facteurs de risque à travers le laboratoire central, des laboratoires régionaux ainsi que des laboratoires d’alerte rapide et de surveillance vétérinaire.

Idem pour le ministère de l’intérieur et des collectivités locales qui a pris en charge, durant la pandémie de la covid-19, via un chapitre dédié à cet effet, les dépenses liées à la quarantaine préventive requise pour les citoyens en provenance de l’étranger. Pour la période 2020 à 2022, ces dépenses ont totalisé un montant de 10,842 Milliard de DA (76 millions de dollars). En tout, l’Algérie a dépensé plus de 153,5 milliards de dinars (près de 1,2 milliard de dollars) dans la lutte contre le Covid-19 entre 2020 et 2022.

En dehors de la pandémie, le rapport fait ressortir que le « budget de fonctionnement alloué au ministère de la santé occupe la sixième position dans le budget de l’État. Le montant augmente d’année en année, passant de 470 milliards DA en 2020 à 554 milliards de DA en 2021 pour atteindre plus de 642 milliards de DA en 2022 ».

75% crédits de fonctionnement attribués aux établissements de santé

La plus grande part des crédits de fonctionnement, soit une proportion de 75%, est attribuée aux établissements de santé, tels que les CHU (centres hospitalo-universitaires), aux EPH (établissements publics de santé), aux EHS (établissements hospitaliers spécialisés) aux EPSP (établissements publics de santé de proximité) ainsi qu’aux établissements de soutien qui assurent leur approvisionnement en médicaments et en produits de prévention l’Institut pasteur et la Pharmacie centrale (IPA, PCH), a précisé encore la Cour des comptes dans son rapport .

« La contribution de l’Etat à l’Institut Pasteur est passée de 25 Milliards de DA en 2020 à 14,5 milliards de DA en 2021 et à 17 milliards de DA en 2022. Pour la PCH, l’Etat a accordé une enveloppe évaluée, chaque année, à environ 53 milliards de DA entre 2020, 2021 et 2022 », est-il souligné par le document.  

À ces dotations, s’ajoute la contribution des 36 organismes de sécurité sociale, dans le cadre de leurs relations contractuelles avec le ministère de la santé. « Cette contribution a été multipliée par sept depuis la réorganisation des caisses de sécurité sociale en 1996, passant de 16,5 Mrds de DA à 112, milliards de DA en 2022 », a estimé l’évaluation de la Cour.

Une évolution qui rend plus que nécessaire la concrétisation de la contractualisation entre les institutions de santé et les organismes de sécurité sociale, selon le rapport.

Des chapitres budgétaires dédiés spécifiquement aux risques sanitaires potentiels ont été également créés.

« Il est important de préciser que la réforme budgétaire, instituée par la loi organique n°18-15 du 2 septembre 2018 relative aux lois de finances, modifiée et complétée, a inclus, dans le cadre du budget programme, de nouveaux mécanismes visant à renforcer les systèmes de prévision et de prévention », a-t-on précisé dans le rapport. A ce propos , un programme de « prévention des soins » regroupant l’ensemble des crédits inhérents à la prévention des maladies transmissibles et non transmissibles, est inscrit à l’indicatif du ministère de la santé.

Lien permanent : https://tsadz.co/hbtdm

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