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L’Algérie durcit les conditions d’exportation des produits périssables

L’Algérie donne un tour de vis supplémentaire aux exportations hors hydrocarbures en imposant une nouvelle condition à certains exportateurs.

L’Algérie durcit les conditions d’exportation des produits périssables
L'Algérie soumet l'exportation des produits périssables à une nouvelle condition/Par Mr.siwabud Veerapaisarn | Dreamstime.com
Ali Idir
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L’Algérie multiplie les mesures de régulation et de contrôle des exportations hors hydrocarbures, devenues le nouveau terrain de malversations après le serrage de vis qui a ciblé les importations.

De faux exportateurs ont recours à de multiples stratagèmes pour ne pas rapatrier les devises après les opérations d’exportation. Ce qui est une autre forme de fuite de devises. Ils exploitent pour cela des failles dans la législation ou mettent à profit les facilitations accordées pour certaines catégories de produits.

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C’est le cas par exemple des produits sensibles ou périssables. Des dispositions spéciales sont prévues pour ces marchandises pour éviter les lenteurs dans l’expédition. Des exportateurs indélicats les mettent à profit pour multiplier les opérations sans régulariser les précédentes. C’est-à-dire sans procéder au rapatriement des devises.

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Exportation de produits périssables : ce qui change à partir du 1er juillet 

C’est cette pratique qui est ciblée par une nouvelle mesure qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Elle a été expliquée sur la radio Chaîne III par Samir Derradji, directeur général de la promotion des exportations au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.

“ À partir du 1er juillet, tout exportateur de produits périssables est tenu de présenter avant la deuxième expédition la facture domiciliée de la précédente opération”, a indiqué le responsable.

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Autrement dit, l’exportateur ne pourra pas effectuer une autre opération “s’il ne présente pas toute la documentation de ce qui a été fait pour la première expédition”.

Selon Samir Derradji, il s’agit d’un “gage de traçabilité”. Si l’exportateur  ne présente pas les documents en question, il ne pourra pas exporter, a-t-il insisté.

Le phénomène de fraude aux exportations a pris de l’ampleur en Algérie. Sur une courte période, il a été constaté que 350 millions de dollars n’ont pas été rapatriés, a révélé en mai dernier le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a déploré que le pays se retrouve avec une “issaba” des exportations après s’être débarrassé de celle des importations.

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