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« L’Algérie est associée et doit être associée au G5 Sahel »

« L’Algérie est associée et doit être associée au G5 Sahel »

L’Algérie ne participera pas à la « réunion de soutien » au G5 Sahel qui aura lieu mercredi 13 décembre à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, a indiqué l’Élysée ce lundi. Selon la même source, cette absence s’explique par le fait que le « sujet a été largement discuté » lors de la visite du président Emmanuel Macron mercredi dernier à Alger. La discussion avec le président Abdelaziz Bouteflika a porté « sur les mécanismes de suivi de l’accord de paix d’Alger sur lequel on a senti un certain flottement au cours des derniers mois », précise-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

Malgré cette absence mercredi, l’Élysée assure que « l’Algérie est associée et doit être associée au G5 Sahel ». « Si l’on accroît l’opération militaire au Sahel, il faut que cela se fasse en concertation avec les voisins du Nord », insiste la même source.

Cette réunion du G5 Sahel a vocation « à accroître la mobilisation au profit de la force conjointe sur le volet militaire, politique et financier », explique l’entourage d’Emmanuel Macron. Elle se déroulera en trois temps. Le président français s’entretiendra d’abord, à la Celle-Saint-Cloud, avec ses cinq homologues du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).

Puis, dans un second temps, la réunion sera élargie « à plusieurs partenaires clés du G5 Sahel ; l’Union africaine et l’Union européenne », explique-t-on à l’Élysée. Les deux institutions seront représentées par le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et par le commissaire au développement et à la coopération internationale de l’Union européenne, Neven Mimica.

L’entourage du président français indique que des pays partenaires du G5 seront également à la table de cette  réunion internationale : la chancelière allemande Angela Merkel, le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Joubeir, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale émirati, Cheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan. Les États-Unis devraient être représentés par le conseiller du département de sécurité intérieure en charge du terrorisme.

Pour conclure cette réunion, précise l’Élysée, une conférence de presse conjointe aura lieu en début d’après-midi afin de communiquer les avancées sur le dossier. Elle sera tenue par Emmanuel Macron, Angela Merkel, Moussa Faki Mahamat et Ibrahim Boubacar Keïta (le président du Mali).

Alors que le financement du G5 Sahel est toujours source d’interrogations -la force conjointe a besoin d’environ 500 millions de dollars pour fonctionner dès sa première année d’opération- les autorités maliennes ont indiqué lundi matin que l’Arabie saoudite s’était engagée à participer à hauteur de 100 millions de dollars (84 millions d’euros).

Une réunion consacrée uniquement à la question du financement de la force -avec des délégations plus nombreuses et « tous les partenaires qui souhaitent s’engager » indique-t-on à l’Élysée- doit se tenir en février 2018 à Bruxelles. « Il y a une urgence opérationnelle à reprendre la main dans cette région (…) Les pays du Sahel font face à un ennemi fugace », insiste l’Élysée.

Si le nombre de groupes terroristes a diminué depuis 2013 -on en chiffre quelques centaines contre quelques milliers auparavant- ils sont toujours présents dans une zone aussi grande que l’Europe et difficile à appréhender, explique-t-on à Paris.

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