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L’Algérie lance la réforme de son agriculture pour assurer sa souveraineté alimentaire

Le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid a dévoilé les grandes lignes de la réforme agraire dont l’objectif est d’assurer la « souveraineté alimentaire » de l'Algérie.

L’Algérie lance la réforme de son agriculture pour assurer sa souveraineté alimentaire
Le projet de loi d’orientation agricole est conçu pour renforcer la souveraineté alimentaire nationale / Par Lunamarina | Dreamstime.com pour TSA
Badreddine Khris
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L’Algérie entame la réforme de son agriculture. Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche, Yacine Walid, a présenté, lors d’une réunion tenue mardi 10 mars, le projet de loi d’orientation agricole et de souveraineté alimentaire. À cette occasion, les grandes lignes et l’objectif de cette réforme ont été dévoilés.

Le projet de texte débattu au cours de cette rencontre par les cadres du secteur vise à « rétablir le cadre législatif » de l’agriculture avec comme pivot central et objectif stratégique la « souveraineté alimentaire », souligne le ministère dans un communiqué.

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Le projet de texte se veut une vision prospective et réglementaire qui prend en compte les transformations économiques, sociales et environnementales du secteur qui « pèse 15 % du PIB de l’Algérie », selon le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid.

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Secteurs stratégiques

Le projet de loi d’orientation agricole est conçu pour renforcer la souveraineté alimentaire nationale grâce à l’identification des secteurs stratégiques prioritaires tels que les céréales, le lait, les viandes et les semences, affirme la même source.

Ce texte tient compte également de la nécessité d’améliorer la coordination entre la production, le stockage, la transformation et la distribution et de structurer des chaînes de valeur.

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Le département de Yacine Walid veut, à travers ce projet de loi, « réformer le système de soutien et des subventions pour un investissement optimal des ressources ».

Le projet de texte accorde une importance aux aspects ayant trait au contrôle et à la régulation afin de « protéger les agriculteurs dans les cas de production excédentaire tout en préservant le pouvoir d’achat des citoyens ». La tutelle envisage, à ce propos, de développer un système intégré de gestion des risques agricoles.

Il est impératif de moderniser le mode de gouvernance et de simplifier encore davantage les procédures administratives, est-il expliqué dans le communiqué qui rappelle la nécessité d’accélérer le processus de transformation technologique et numérique dans le secteur.

L’agriculture algérienne veut attirer les jeunes

L’autre volet introduit dans ce projet de loi est la promotion de l’investissement privé qui devrait libérer les initiatives des opérateurs. Selon le texte, des mesures incitatives devront être prises par le ministère afin d’attirer les jeunes vers le secteur, notamment les porteurs de projets innovants, tout en promouvant le métier d’agriculteur et d’éducateur à travers la formation continue, note le communiqué.

La préservation des ressources génétiques végétales et animales locales et la gestion durable des ressources naturelles constituent les autres dispositions introduites dans ce projet de loi d’orientation agricole.

Sur un autre registre, la rencontre a permis de présenter le nouveau projet de loi relatif au foncier agricole, qui « unifiera de manière pragmatique et durable l’ensemble des textes réglementaires, décisions et circulaires ».

Lien permanent : https://tsadz.co/v2n4p

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