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L’Égypte envisage d’importer 6 millions de barils de pétrole algérien

L’Égypte mise sur l’Algérie pour diversifier ses sources d’approvisionnement en pétrole dans un contexte marqué par le rapprochement entre les deux pays.

L’Égypte envisage d’importer 6 millions de barils de pétrole algérien
L'Égypte veut diversifier ses sources d'importations de pétrole brut / Par Viorel Dudau | Dreamstime.com pour TSA
Ali Idir
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La coopération énergétique entre l’Algérie et l’Égypte s’intensifie. Alors que Sonatrach vient d’octroyer un contrat de plus de 1 milliard de dollars à un consortium italo-égyptien, le Caire envisage d’augmenter sensiblement ses importations de pétrole d’Algérie.

Citant une source égyptienne responsable, Al Arabiya a rapporté ce dimanche 10 mai que le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales envisage d’importer 6 millions de barils de brut d’Algérie au cours de l’été prochain, à compter du mois de juillet.

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La décision du gouvernement égyptien entre dans le cadre d’un plan visant à diversifier les sources d’approvisionnement et à renforcer la sécurité énergétique du pays, a indiqué la même source.

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De 65.000 à 70.000 barils par jour de pétrole algérien pour l’Égypte

Dans le détail, le plan d’approvisionnement égyptien prévoit l’importation de deux millions de barils de pétrole algérien par mois, à une cadence de 65.000 à 70.000 barils par jour.

La source d’Al Arabiya n’exclut pas la possibilité d’augmenter à l’avenir les quantités importées d’Algérie en fonction des besoins du marché local et des raffineries égyptiennes. La même source fait état de la hausse de la demande locale de carburant pendant les mois d’été et de l’augmentation de la consommation des centrales électriques.

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Pour relever la capacité opérationnelle de ses raffineries, l’Égypte a besoin de 5 millions de barils par mois.

Les quantités à importer d’Algérie s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre la Compagnie générale égyptienne du pétrole (EGPC) et Sonatrach pour « la fourniture de pétrole brut et le développement de la coopération dans les secteurs pétrolier et gazier entre les deux pays ».

Et conformément à l’accord de coopération régionale dans le domaine du pétrole et du gaz entre les deux pays, la partie égyptienne souhaite obtenir des facilités pour le paiement des cargaisons à importer d’Algérie, toujours selon la même source.

Avantage concurrentiel pour le pétrole algérien

L’Égypte veut diversifier ses sources d’importations de pétrole brut compte tenu des fluctuations géopolitiques que connaissent les marchés mondiaux de l’énergie, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et du coût élevé du transport maritime depuis certaines régions. Les importations égyptiennes proviennent essentiellement du Koweït, d’Irak et des Émirats arabes unis.

Le pétrole algérien bénéficie d’un avantage concurrentiel grâce à sa proximité géographique et à ses faibles coûts de transport, a noté la même source.

L’accord avec l’Algérie va au-delà de la fourniture de pétrole brut et comprend aussi l’exploration des possibilités de coopération en matière de commercialisation, de raffinage et d’investissements conjoints, selon Al Arabiya.

Mardi 5 mai, Sonatrach et la compagnie thaïlandaise PTTEP, partenaires dans l’exploitation du champ de Hassi Bir Rekaiz (Ouargla et El Oued), ont signé un contrat en vue du développement de ce champ avec le consortium composé de la société égyptienne Petrojet et de la société italienne Arkad. Le montant du contrat s’élève à plus de 1 milliard de dollars.

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