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L’Algérien Adel Djellouli, chercheur à Harvard, contribue à l’invention d’un liquide intelligent

Adel Djellouli est un chercheur algérien en physique appliquée installé aux États-Unis. Il vient de contribuer à l’invention d’un « liquide intelligent ».

L’Algérien Adel Djellouli, chercheur à Harvard, contribue à l’invention d’un liquide intelligent
Thinhinane Lardjane
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Adel Djellouli est un chercheur algérien en physique appliquée installé aux États-Unis. Avec une équipe du Centre de science et d’ingénierie des matériaux (SEAS) de l’université Harvard (Boston), il a contribué à mettre au point un « liquide intelligent ».

Adel Djellouli, 35 ans, a été recruté par la prestigieuse université de Harvard en 2018 après des études d’ingénieur et de doctorat en physique appliquée en France.

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L’équipe de recherche a pu mettre au point un métafluide « programmable, avec une élasticité, des propriétés optiques, une viscosité ajustable, et même la capacité de passer d’un fluide newtonien à un fluide non-newtonien », s’enflamme le département de presse de la Harvard Université dans son annonce de l’invention.

Signe de l’importance de ces travaux, ils ont été publiés dans la très prestigieuse revue scientifique Nature, mercredi 3 avril.

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Le matériau pourrait être utilisé dans plusieurs applications : dans les actionneurs hydrauliques pour programmer les robots, les amortisseurs intelligents qui peuvent dissiper l’énergie selon l’intensité de l’impact, les dispositifs optiques qui peuvent passer de transparent à opaque…

Injecté par exemple dans une pince robotique, il lui permet d’ajuster sa force suivant le type d’objet à prendre sans intervention extérieure ou programmation supplémentaire. L’expérience a été reproduite avec une bouteille en verre, un œuf et une myrtille.

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L’Algérien Adel Djellouli, chercheur à Harvard, contribue à l’invention d’un liquide intelligent

« Nous montrons que nous pouvons utiliser ce fluide pour doter un robot simple d’intelligence », selon le chercheur algérien.

Dans les explications fournies, il est indiqué que le procédé utilise une suspension de petites sphères d’élastomère — entre 50 et 500 microns — qui se plient sous pression, changeant radicalement les caractéristiques du fluide.

« Contrairement aux métamatériaux solides, les métafluides ont la capacité unique de couler et de s’adapter à la forme de leur conteneur », a expliqué pour sa part Katia Bertoldi, qui a participé aux travaux.

L’équipe, dont fait partie le chercheur algérien, a produit des centaines de milliers de capsules sphériques hautement déformables, remplies d’air et suspendues dans de l’huile de silicone. « Lorsque la pression à l’intérieur du liquide augmente, les capsules s’effondrent, formant une demi-sphère semblable à une lentille. Lorsque cette pression est retirée, les capsules reprennent leur forme sphérique », explique-t-on.

« Nous commençons tout juste à explorer ce qui est possible avec cette nouvelle classe de fluide », déclare Adel Djellouli au site de Harvard.

Mais c’est déjà une grande avancée. « Avec cette seule plateforme, vous pourriez faire tellement de choses différentes dans tant de domaines différents. », ajoute le chercheur algérien.

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