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Le chantier de l’autoroute Chlef-Ténès à l’arrêt : ETRHB Haddad confronté à des problèmes financiers

Le chantier de l’autoroute Chlef-Ténès à l’arrêt : ETRHB Haddad confronté à des problèmes financiers

Les travailleurs de l’ETRHB Haddad intervenant sur le chantier de l’autoroute Chlef-Ténès, observent une grève pour « réclamer le versement de leurs salaires non-payés depuis plusieurs mois ».

Le projet de réalisation de la pénétrante autoroutière Chlef-Ténès sur 25 kilomètres a été confié, il y a cinq ans, au groupement algéro-portugais ETRHB-Teixeira Duarte pour un montant de 20 milliards de dinars et un délai de réalisation de deux ans.

Face à ces difficultés, l’ETRHB Haddad risque d’abandonner le chantier qui était déjà à la traîne sur un tronçon de 11 kilomètres. Près de quatre ans après le lancement du chantier de cette première tranche de la pénétrante, le taux de réalisation ne dépasse pas les 35% sur le tronçon géré par le groupe algérien.

Les protestataires sont inquiets pour l’avenir du groupe privé de BTP en proie à d’énormes difficultés de trésorerie. « Nous avons 20 milliards de factures impayées auprès de l’administration. D’habitude, le paiement de situations facturées intervient au mois de mars de chaque année. Cette année, il y a un retard considérable sans aucune explication. Cette situation impacte négativement la trésorerie de l’entreprise qui ne peut ni verser les salaires, ni approvisionner les chantiers en matériaux nécessaires pour leur fonctionnement », indique une source de la direction du groupe fondé par Ali Haddad.

En fait, les difficultés financières de l’ETRHB, qui emploie 7000 travailleurs, ont commencé avec la disgrâce de son patron, incarcéré à la prison d’El Harrach depuis début avril.

Ali Haddad a été arrêté le 31 mars dernier au poste frontalier d’Oum Tboul alors qu’il se rendait en Tunisie. Il était en possession de deux passeports, de 4550 euros et de 400.000 dinars. Il a été placé sous mandat de dépôt mercredi 3 avril par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Rais. Le 3 juin, le procureur de la République du même tribunal avait requis une peine de 18 mois de prison et 100.000 dinars à l’encontre d’Ali Haddad.

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