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Le Conseil de l’UE adopte l’accord de pêche avec le Maroc, le Polisario dénonce

Le Conseil de l’UE adopte l’accord de pêche avec le Maroc, le Polisario dénonce

Le Front Polisario a fait part de sa « consternation » face à la décision prise le 29 novembre dernier par Conseil de l’Union européenne d’adopter l’accord de pêche UE – Maroc, qui inclut une extension aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental occupé, rapporte l’agence officielle APS qui cite le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati.

Le Front Polisario « a pris note sans surprise mais avec consternation » de la décision, a indiqué M. Sidati. « Le principe même de cet accord est inacceptable car il constitue une violation flagrante de la souveraineté. Bien entendu, le Front Polisario conteste les conditions de l’accord, ses modalités et ses contreparties financières, mais il ne s’agit là que des conséquences de la question principale: la violation de la souveraineté sahraouie », a affirmé le ministre sahraoui.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait tranché en février dernier en estimant que l’accord UE-Maroc violait le principe de l’autodétermination du Sahara occidental. Dans son arrêt de 2016, la CJUE a rappelé que le Maroc et le Sahara occidental étaient deux territoires distincts et séparés et que le Maroc, puissance militaire occupante, ne peut y exercer aucun acte de souveraineté.

Selon Mohamed Sidati, les responsables européens ont cherché à « contourner » la décision de la CJUE. « Pour contourner la décision de justice, le Conseil de l’Union européenne et la Commission ont fomenté un processus d’extension d’un accord international sur un autre territoire, sans en avoir le moindre droit, car ce territoire relève exclusivement de la souveraineté du peuple Sahraoui », explique le ministre délégué pour l’Europe.

« Si le Parlement européen entérine cette atteinte à la souveraineté, le Front Polisario exercera un nouveau recours en annulation devant la juridiction européenne », a affirmé Sidati. « C’est une question de principe, pas de modalités. Nous dénonçons vivement les contreparties financières qui vont encore apporter plus de 52 millions d’euros, par an, au Maroc pour financer la colonisation, asseoir son occupation. Il s’agit autant de spoliations du peuple sahraoui, mais ce que nous refusons d’abord c’est cette violation de notre souveraineté », a affirmé le ministre sahraoui.

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