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Le dernier voyage d’un Algérien plongé dans le coma en France

Un Algérien tombé dans le coma et hospitalisé en France a été transféré par sa famille en Algérie pour éviter l’arrêt des soins, après une bataille juridique.

Le dernier voyage d’un Algérien plongé dans le coma en France
Ce ressortissant algérien de 64 ans est tombé dans le coma après deux arrêts cardiaques / Par RDNE Stock project / Pexels pour TSA
Merzouk A
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Après trois mois dans le coma dans un hôpital en France, un ressortissant algérien a été évacué par sa famille vers l’Algérie pour éviter la décision contestée de l’établissement d’interrompre l’assistance respiratoire assortie d’une sédation définitive.

Mais malheureusement, il a rendu l’âme ce dimanche 16 novembre des suites d’une hémorragie pulmonaire ayant entraîné plusieurs arrêts cardio-respiratoires, selon le journal le Monde de ce lundi 17 novembre.

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Ce ressortissant algérien de 64 ans, répondant aux initiales Ch. T, est tombé dans le coma après deux arrêts cardiaques, le 16 août dernier, et a été admis à l’Institut Gustave-Roussy (IGR) dans le Val-de-Marne.

Après une bataille juridique, la famille décide de transférer le patient en Algérie

Les médecins du service de réanimation ont informé l’une des filles du patient de leur décision d’arrêter les traitements prodigués et de procéder le 3 septembre à une sédation profonde et continue jusqu’au décès. Mais la famille a catégoriquement refusé cette mesure.

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Pour justifier sa décision, l’hôpital a indiqué que le patient, qui était également atteint d’un cancer de la gorge, était plongé dans un « coma profond et irréversible » et que la poursuite de la « ventilation mécanique » relèverait de « l’obstination déraisonnable ».

Sa fille a saisi le tribunal administratif de Melun le 29 août. Fin septembre, les juges ont rejeté la décision d’arrêt du traitement. L’IGR a fait appel devant le Conseil d’État, avec à l’appui une nouvelle expertise clinique réalisée par un médecin extérieur, indiquant que le patient présentait tous les signes d’un « coma profond non réversible ».

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Cette fois, les juges ont donné raison à l’hôpital, dans un jugement rendu le 3 novembre. La famille a donc lancé une mesure de délocalisation du malade. Mais aucun des services de soins palliatifs français et européens sollicités n’a répondu favorablement à la demande, refusant de recevoir un patient intubé.

La facture du vol, à elle seule, s’est élevée à près de 45.000 euros

« Nous n’avions pas d’autre choix que d’envoyer notre père loin de la France », déclare sa fille. La famille a, en effet, affrété un petit avion, qui a décollé du Bourget (Seine-Saint-Denis) à 14 h 40, jeudi 13 novembre, pour se poser deux heures plus tard sur le tarmac de l’aéroport d’Alger.

« C’était le cimetière en France ou l’avion pour l’Algérie », regrettait l’une des filles du patient, qui était à ses côtés jusqu’à son admission dans une clinique de la capitale algérienne. Les sept enfants du ressortissant algérien et son épouse ont dû puiser dans leurs économies pour financer le déplacement et les soins de leur père en Algérie.

La facture du vol, à elle seule, s’est élevée à près de 45.000 euros, mais « la vie de notre père n’a pas de prix », avait confié alors sa fille. Malheureusement, Ch. T est décédé dimanche, selon sa famille, des suites d’une hémorragie pulmonaire ayant entraîné plusieurs arrêts cardio-respiratoires, trois jours après son arrivée dans son pays d’origine.

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