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Le FFS appelle à un dialogue « inclusif, sans préjugés ni préalables »

Le FFS appelle à un dialogue « inclusif, sans préjugés ni préalables »

Le FFS a appelé ce mardi 15 septembre à un dialogue « inclusif et transparent, sans préalables ni préjugés », et plaidé une nouvelle fois pour un « processus politique constituant », tout en estimant que la démarche actuelle du pouvoir « n’est pas en mesure de répondre aux aspirations légitimes » des Algériens.

Dans un communiqué de son secrétariat national réuni à Alger, le FFS estime que l’ampleur de la crise, aggravée par la pandémie du Covid-19, et les « grands défis que doit relever en urgence le pays exigent un traitement politique radical » et la « reconstruction d’un consensus national ».

« Une telle démarche est simple à mettre en œuvre pour peu que la volonté politique s’exprime clairement dans ce sens : ouverture d’un dialogue inclusif et transparent, sans préalables ni préjugés, entre tous les acteurs politiques, économiques et les représentants de la société civile », affirme le FFS.

Par ailleurs, il interpelle les autorités pour « mettre fin aux harcèlements et aux poursuites judiciaires » à l’encontre des militants, des journalistes et des animateurs du Hirak et « exige la libération immédiate et inconditionnelle » de tous les détenus d’opinion.

Le plus vieux parti d’opposition en Algérie estime que la Constitution, soumise au référendum populaire le 1er novembre prochain, ne « saurait se résumer à une compilation de dispositions juridiques destinées non pas à doter le pays d’un socle constitutionnel incontesté et incontestable mais à assurer la pérennité d’un système de gouvernance obsolète ».

«Une Constitution est (…) une affaire politique sérieuse, qui doit procéder d’un large débat au sein de la société et être réellement l’émanation de la volonté populaire », ajoute le texte.

Pour le FFS, la démarche actuelle du pouvoir « n’est pas en mesure de répondre aux aspirations légitimes » de millions d’Algériennes et d’Algériens qui expriment clairement leur désir de changement, notamment depuis le 22 février 2019.

Le FFS considère que « seul un processus politique constituant, engagé dans un climat de libertés, permettra de doter enfin la Nation d’une constitution démocratique qui consacre l’État de droit, régule la société et organise la relation entre les pouvoirs en garantissant leur exercice par des Institutions démocratiques légitimes ».

Il ajoute que « l’Assemblée nationale constituante constitue, à cet effet, une échéance incontournable pour sortir du provisoire et des incohérences politique et juridiques et rendre irréversible la démocratie dans notre pays ».

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