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Le Financial Times prend position contre un cinquième mandat de Bouteflika

Le quotidien économique britannique Financial Times (FT) a clairement pris position, dans un éditorial publié dimanche 25 novembre, contre un cinquième mandat du président Bouteflika. « Lors de sa dernière…

Le Financial Times prend position contre un cinquième mandat de Bouteflika
Dalil Bouras
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Le quotidien économique britannique Financial Times (FT) a clairement pris position, dans un éditorial publié dimanche 25 novembre, contre un cinquième mandat du président Bouteflika.

« Lors de sa dernière sortie, M. Bouteflika était en fauteuil roulant, le regard vitreux, l’air résolument frêle. Pourtant, la cabale secrète qui l’entoure semble déterminée à le pousser sur ses roues, dans cet état de santé en dégradation avancée, vers un cinquième mandat de cinq ans », déplore le comité de rédaction (Editorial board) du Financial Times.

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« Ceci serait un acte de ce qui est connu en Algérie comme « hogra ». Hogra est une expression unique à l’Algérie décrivant le mépris d’un groupe pour un autre, en l’occurrence celui de l’élite dirigeant envers le peuple », affirme le Financial Times, un journal très influent, considéré comme la bible des milieux d’affaires internationaux.

« Garder M. Bouteflika en tant que président de figuration, qui sera approuvé pour un cinquième mandat lors d’élections qui ne méritent pas ce nom, reporte ce qui pourrait être une bataille de succession dangereuse », estime le comité de rédaction de FT.

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« Les gouvernements occidentaux seraient myopes à penser que la stabilité sur laquelle Bouteflika a présidé n’est autre chose que fragile, compte tenu de son état actuel. Rien qu’une nouvelle baisse des prix de l’énergie plongerait l’économie dans une crise mettant à l’épreuve la capacité du régime à acheter la paix », affirme également l’éditorial.

« Personne en Algérie n’est dupe pour penser que le président, dans son état de santé actuel, n’est autre chose qu’un homme de paille pour des personnages dans l’ombre autour de lui qui dirigent réellement les affaires du gouvernement », considère le journal britannique.

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« En plaçant un président absent pour l’élection à un moment où la nation désespère pour un renouveau, ils envoient un message cynique aux Algériens : Leurs espoirs et leurs frustrations ne comptent pas », conclut l’éditorial du Financial Times.

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