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Le ministère de l’Industrie dénonce une action de « sabotage » de l’entreprise Alrim

Le ministère de l’Industrie dénonce une action de « sabotage » de l’entreprise Alrim

L’Algérienne de réalisation d’infrastructures et d’équipements métalliques, (Alrim), filiale du groupe industriel public Imetal, vit au rythme de la contestation.

Des sit-in sont régulièrement organisés au sein de l’entreprise et au siège du groupe Imetal, ainsi qu’au ministère de l’Industrie et des Mines.

À l’origine du conflit, la décision de l’Alrim d’opter pour un plan de départ volontaire, pour « sauver » la société de la faillite, selon une source au département de l’Industrie.

« Cette décision a été acceptée par 300 des 700 travailleurs de l’Alrim », assure notre source, qui parle de « mouvements de protestation injustifiés ».

« Cette grave situation de perturbation et d’instabilité du climat social de la société n’a pas manqué d’impacter sur son niveau d’activité », affirme notre source.

Pour comprendre, il faut savoir que depuis le deuxième semestre 2016, cette société vit au rythme des mouvements de protestation qui sont organisés presque quotidiennement pour revendiquer le règlement des salaires de 700 travailleurs. Des salaires affectés par « le déséquilibre financier de l’entreprise et un important amenuisement de sa trésorerie », selon la même source.

Cette situation « a connu un dénouement suite à l’intervention du ministère de l’Industrie et des Mines, qui a donné lieu au financement de trois salaires sur les cinq arriérés et une promesse d’assainissement de la situation, avant la fin du mois de février en cours », poursuit la même source.

Pour redresser l’entreprise, des mesures ont été prises, dont un plan de départ volontaire qui a été engagé. « Cette opération a connu une réussite, puisqu’elle a permis de réduire substantiellement les charges de l’entreprise et de les mettre en adéquation avec la nature et le volume de l’activité tout en préservant les droits des travailleurs qui ont décidé, volontaires, de s’inscrire à ce plan », explique notre source.

« Malgré la réussite de l’opération et le retour à la normale pour ce qui est du règlement des salaires, un groupe d’une trentaine d’agents, à leur tête quelques représentants des travailleurs, continu d’organiser des sit-in », regrette notre source.

Selon notre interlocuteur, « le groupe de contestataires réfute l’option du départ volontaire et exige le recours au volet social »,  un choix « qui nécessite des mois de négociations avec le partenaire social et une importante enveloppe financière », alors que l’urgence est de « sauvegarder l’entreprise ».

La persistance de la protestation représente, selon des responsables de l’entreprise, « des actes de sabotage qui menacent sa stabilité mais aussi l’avenir des projets sensibles, inscrits dans son plan de charge ».

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