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Le pétrole freiné par le regain de la production américaine

Le prix du pétrole new-yorkais a baissé mardi, sous la pression d’une hausse de la production de brut aux Etats-Unis et de la prudence de l’Agence internationale de l’Energie sur les perspectives de demande d’or noir dans le monde.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a cédé 1,06 dollar pour terminer à 55,70 dollars.

En fin de journée, le Brent, référence pour le pétrole algérien, cédait 1,5% à 62 dollars après avoir touché un plus bas en séance de 61,34 dollars.

Ce repli “est probablement une réaction à l’annonce par l’Agence américaine de l’Energie (EIA) d’un nouveau coup d’accélérateur dans l’extraction de pétrole aux Etats-Unis”, a avancé Bart Melek de TD Securities.

Selon l’EIA, la production américaine va croître de 80.000 barils par jour (b/j) en décembre pour atteindre 6,17 millions de barils par jour (mbj).

“Ce n’est pas une grande surprise, il est normal de voir aux prix actuels une hausse de la production, mais cet élan pourrait ne pas durer notamment car les dépenses d’investissements dans le secteur restent limitées”, a toutefois souligné M. Melek.

La révision à la baisse par l’Agence internationale de l’Energie de ses prévisions de demande de pétrole en 2017 et en 2018, justifiée par une météo plutôt clémente et l’augmentation des prix du brut, a aussi pesé sur les cours mardi, selon Robert Yawger de Mizuho.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a à l’inverse revu à la hausse ses prévisions de la consommation d’or noir dans le monde, en 2017 comme en 2018.

Les investisseurs s’attendent par ailleurs à la publication mercredi de chiffres hebdomadaires sur le marché du pétrole aux Etats-Unis de nature à faire baisser les cours, a avancé M. Yawger.

Selon la prévision médiane d’analystes sondés par Bloomberg, les réserves américaines de brut devraient avoir baissé de 2,4 millions de barils, celles d’essence de 1,5 million de barils et les stocks de produits distillés reculé de 1,8 million de barils.

Mais “il est probable que le rapport fasse également état d’une production et d’exportations à des niveaux records”, reléguant au second plan une éventuelle hausse des stocks de brut, a souligné M. Yawger.

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