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Le pétrole marque le pas et termine en baisse

Les cours du pétrole new-yorkais ont terminé en baisse lundi, marquant le pas après une progression de 5% la semaine précédente.

Le prix du baril de “light sweet crude” (WTI), référence américaine du brut, a reculé de 52 cents à 46,02 dollars.

“Il n’y pas de nouvelle majeure de nature à faire bouger le marché”, a estimé Mike Lynch de Strategic Energy & Economic Research.

Dans ce contexte, le marché reprenait son souffle après avoir nettement monté la semaine précédente, les cours ayant alors notamment profité d’un net reflux des stocks américains de pétrole brut.

“L’humeur du marché du pétrole brut continue de souffrir d’informations indiquant que l’Opep a +déversé+ plus de pétrole sur le marché en juin, y compris à travers un affaiblissement du respect de l’accord du 30 novembre de limitation de la production par les membres qui y sont tenus”, a commenté Tim Evans de Citi dans une note.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres producteurs, dont la Russie, avaient jusqu’à présent plutôt respecté les quotas de production qu’ils se sont imposés depuis le début de l’année mais le marché s’interroge sur la capacité et la volonté de ces pays à maintenir ces efforts jusqu’à mars 2018, échéance prévue de l’accord.

Autre facteur peu engageant pour les cours, la production américaine ne semble toujours pas vouloir donner de signe de faiblesse, comme semble l’indiquer une nouvelle hausse hebdomadaire du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis selon le décompte publié vendredi par la société de services pétroliers Baker Hughes.

Certains analystes jugeaient cependant que les extractions américaines pourraient désormais ralentir.

“Nous estimons que 45 dollars le baril est le niveau auquel les producteurs de pétrole de schiste devraient commencer à ajuster leur activité de forage à la baisse”, ont estimé les analystes de Goldman Sachs.

L’effet positif de bons indicateurs chinois a d’autre part semblé s’étioler au fil de la séance.

L’économie chinoise est restée vigoureuse au deuxième trimestre avec une croissance de 6,9%, un rythme qui pourrait toutefois ralentir du fait de la volonté affichée des autorités de lutter contre l’énorme endettement du géant asiatique.

Ces craintes à long terme ajoutées aux attentes “d’une baisse de la cadence des raffineries en Chine prévue pour septembre et octobre pouvant limiter la demande de brut” ont, selon John Kilduff de Again Capital, ensuite pesé sur les cours.

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