
Le pétrole new-yorkais a terminé en légère baisse mercredi, affecté par quelques prises de profits après une forte progression alimentée entre autres par les chiffres sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.
Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a cédé 8 cents pour clôturer à 54,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Le baril de Brent est resté au dessus de 60 dollars, atteignant 61,675 dollars en séance, avant de reculer à 60,415 dollars à 20 h30.
Les investisseurs attendaient mercredi le rapport hebdomadaire du ministère américain de l’Energie sur le niveau des stocks d’or noir dans le pays et « il était clairement de nature à faire monter les prix », a commenté Kyle Cooper de IAF Advisors.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
Le recul des réserves de brut (-2,4 millions de barils lors de la semaine achevée le 27 octobre) était moins important que celui annoncé mardi soir par la fédération professionnelle du secteur API, qui publie ses propres chiffres.
Autres éléments moins porteurs: la demande en produits raffinés s’est un peu contractée et la production américaine d’or noir a légèrement augmenté.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations
« Mais outre la baisse des stocks de brut, le rapport a aussi montré une diminution des réserves d’essence et de produits distillés ainsi qu’une augmentation des exportations à un niveau record », a souligné M. Cooper.
Le repli des cours, qui sont montés en cours de séance jusqu’à 55,22 dollars, « est probablement dû à des prises de bénéfices », a-t-il estimé.
Le baril de WTI, comme le baril de Brent coté à Londres, a enregistré plus de 5% de progression sur le seul mois d’octobre.
Les investisseurs tablent sur une prolongation de l’accord de réduction de la production par les pays de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et ses partenaires.
Le cartel s’est engagé fin 2016 avec d’autres producteurs, dont la Russie, à limiter sa production pour rééquilibrer un marché mondial faisant face à une offre surabondante.
Le marché attendait désormais la prochaine réunion de l’Opep à la fin du mois de novembre à Vienne où doit être discuté l’avenir de cet accord.
En attendant, selon de premières informations « la production des membres de l’Opep a diminué en octobre », a relevé Matt Smith de ClipperData. « Mais c’est sans doute temporaire », a-t-il ajouté, « car une grande partie de cette baisse est liée à l’Irak, où l’activité a été perturbée par les tensions avec les Kurdes. »