
Une nouvelle reconnaissance internationale vient récompenser le parcours du styliste algérien Massinissa Askeur. Il a été décoré ce lundi 2 juin du titre de Chevalier du mérite de la République italienne, l’une des plus hautes distinctions du pays.
Le jeune styliste, natif d’Alger, s’est confié à TSA : « Je viens de recevoir aujourd’hui le titre de chevalier du mérite de la République italienne. »
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La date du 2 juin n’a pas été choisie par hasard : elle correspond à la fête nationale italienne, ce qui donne une portée symbolique particulière à cette distinction.
Parmi les quinze personnalités décorées à cette occasion, Massinissa est le seul représentant du monde de la mode. « Cette distinction m’honore et honore l’Algérie ainsi que ma famille », affirme-t-il.
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Honoré en Italie, le styliste se dit « plein de satisfaction », tout en soulignant l’importance de « la reconnaissance et de l’humilité ».
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Pour lui, ce titre marque avant tout un nouveau point de départ. Il est d’ailleurs le plus jeune parmi les personnes distinguées cette année.
« J’espère devenir un exemple pour les Algériens, en montrant qu’il est possible de réussir grâce à l’éducation, à la bienveillance, au savoir et à la culture », confie-t-il.
Massinissa Askeur espère inspirer les jeunes algériens installés en Europe à croire en leurs capacités afin de concrétiser leurs projets.
Dans ses créations, Massinissa met en valeur l’art algérien à travers différents motifs, notamment berbères, qui renforcent selon lui l’identité algérienne sur la scène internationale.
« Je n’ai rien inventé. Les symboles berbères étaient déjà là. Je les ai simplement mis en valeur et présentés au public européen et au monde », explique-t-il, en précisant avoir exposé ses œuvres dans plusieurs lieux prestigieux, dont le Louvre à Paris. « À chaque fois, je ne représentais pas seulement ma personne, mais aussi l’Algérie. »
Un succès qu’il attribue à son originalité. « Je suis différent, je suis authentique. Je viens d’Afrique, je viens d’Algérie, avec toute la richesse culturelle que cela implique », explique-t-il.
Un parcours ancré dans l’authenticité
Son parcours artistique reste profondément lié à l’identité algérienne. « Quand on arrive quelque part, il est très important d’être authentique et de se présenter tel que l’on est, sans avoir honte de ses origines », affirme le styliste.
Massinissa Askeur estime que cette démarche contribue à la promotion de la culture algérienne. « Nous devons utiliser tous nos atouts culturels et historiques pour promouvoir l’Algérie et sa culture. »
Pour ce styliste de renommée mondiale, la culture demeure un levier essentiel de développement. « L’art a toujours été un facteur de réussite pour les nations. »
Ses conseils
À ceux qui veulent réussir, Massinissa insiste sur l’importance de l’éducation et la formation. « Il faut étudier, aller à l’école et persévérer. L’éducation est essentielle. »
Le savoir, selon lui, « paie toujours », et il faut rester déterminé malgré les obstacles, tout en visant à devenir « la meilleure version de soi-même », détaille Massinissa Askeur.
Le styliste rappelle aussi que la réussite doit servir à représenter son pays. « Il faut devenir les meilleurs ambassadeurs de son pays. »
L’artiste prévoit un défilé de mode à Alger le 7 novembre 2026, visant à contribuer à la structuration du secteur de la mode locale.
« Un défilé de mode sera organisé à Alger le 7 novembre, avec l’objectif de contribuer à la structuration du secteur de la mode locale », annonce-t-il.
En parallèle, il est candidat aux élections municipales en Italie. « Si je suis élu, ma première action sera de proposer un jumelage entre ma commune et une ville algérienne », indique le lauréat.
À travers son parcours, Massinissa Askeur met en lumière le rôle de plus en plus important de la diaspora algérienne dans le rayonnement culturel du pays.
Au-delà de cette distinction, il considère cette reconnaissance comme un point de départ plutôt qu’une finalité. Entre engagement culturel, transmission et promotion de l’Algérie, Massinissa Askeur entend poursuivre son travail en plaçant l’authenticité et la culture au cœur de ses projets. « Je suis seulement un messager. Mon rôle est de faire connaître au monde l’histoire et la richesse culturelle de l’Algérie », conclut-il.