
Le Professeur Mostefa Kara, figure emblématique de la chirurgie cardiaque et thoracique en Algérie, s’est éteint mercredi 15 juillet à l’âge de 75 ans.
Sa disparition a suscité une vive émotion chez ses anciens patients et au sein de la communauté médicale.
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Tous ont salué le parcours exemplaire d’un homme qui a consacré toute sa vie au service des malades et à la formation des jeunes générations de médecins.
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Le Pr Mostefa Kara, une vie consacrée à la cardiologie
Dès les années 80, Mostefa Kara a permis de réduire le recours aux évacuation de patients nécessitant une chirurgie cardiaque à l’étranger. Par ailleurs, il a bâti, avec le soutien de l’État, un système de convention avec la CNAS qui a permis à plus de 10.000 malades d’être soignés dans leur pays, raconte son fils, le Dr Mansour Kara, également cardiologue.
Le Pr Mostefa Kara a été formé en France, mais son cœur d’attache, c’était l’Algérie, d’où son choix de rentrer définitivement dans son pays. Durant 40 ans, l’éminent professeur s’est attelé à sauver des vies humaines et à assurer la relève en formant de futurs cardiologues.
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À une époque où la chirurgie cardiaque n’en était qu’à ses balbutiements en Algérie, Mostefa Kara a mis son savoir et son énergie au service de son développement et a participé activement à son évolution.
En dépit des moyens limités, il a fait preuve d’une détermination sans faille, offrant ainsi à des milliers de patients la possibilité d’être opérés en Algérie sans avoir à quitter le pays. À sa manière, il a contribué à écrire l’histoire de la chirurgie moderne en Algérie.
Casquette d’enseignant
Le Professeur Mostefa Kara n’était pas seulement un remarquable chirurgien cardiaque, il a également endossé le costume d’enseignant, faisant profiter les jeunes ‘pousses’ de son savoir.
Ainsi, des générations de médecins ont appris à ses côtés, la rigueur du geste, le respect du malade et le sens du devoir. À ses élèves, il répétait souvent que la réussite d’un médecin ne se mesurait pas seulement au nombre de vies sauvées, mais au nombre de médecins qu’il aurait contribué à former.
À travers la pléiade de praticiens qu’il a formée tout au long de sa carrière, il y a également son fils, le Dr Mansour Kara, qui a choisi un autre domaine de la cardiologie : celui des cardiopathies congénitales de l’enfant et de l’adulte.
Formé en France, le fils marche sur les traces de son père avec la même volonté de transmettre son savoir, de rapprocher les expertises internationales et d’offrir aux patients algériens des soins de qualité dans leur propre pays.
Perpétuer l’héritage
Au début des années 90, le Professeur Mostefa Kara décide d’ouvrir sa propre clinique à Oran. Aujourd’hui, spécialisée dans les maladies cardiovasculaires et thoraciques, la Clinique Kara est gérée par son propre fils Dr Mansour Kara, cardiologue qui reprend le flambeau de son défunt père et perpétue son héritage.
Tout au long de sa vie, le pionnier de la chirurgie cardiaque en Algérie a exercé son métier avec une compétence remarquable et un dévouement sans faille.
Animé d’une profonde humanité, il n’avait de cesse de soulager la souffrance des malades et de préserver leur vie.
Les hommages rendus à l’annonce de sa disparition témoignent de l’empreinte qu’il laisse derrière lui. Anciens élèves, collègues et patients saluent unanimement un homme de devoir, un chirurgien d’exception et un bâtisseur dont le travail constituera un héritage pour les générations futures.