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Le témoignage émouvant d’une Algérienne fraîchement diplômée de Harvard

Le témoignage émouvant d’une Algérienne fraîchement diplômée de Harvard

Hanane Takjerad est une jeune algérienne fraîchement diplômée de Harvard, une des meilleures universités au monde. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, elle a pris la parole pour témoigner de son parcours atypique. Alors qu’elle avait une enfance difficile, marquée par la misère puis par la décennie noire, Hanane a fini par partir avec sa famille en France, alors que la violence était à son comble en Algérie. Un départ dû à un hasard, un coup de chance, le « petit geste d’un inconnu ».

« Par une chaude journée de l’été 1994, ma vie a été changée à jamais par un homme que je n’avais jamais rencontré, que je ne connaissais pas et que je ne pourrai jamais remercier. Ma mère était au marché, lorsqu’elle a remarqué un rassemblement. Elle a appris que le gouvernement français autorisait certains Algériens à trouver refuge (en France) pour fuir la guerre civile. Tout ce qu’il y avait à faire, c’était d’inscrire son nom sur une liste. Ma mère a voulu désespérément signer cette liste qui promettait à ses filles un meilleur avenir. Mais il y avait un problème, ma mère était illettrée, elle ne savait pas comment écrire son nom, Fadéla Takjerad. Elle allait s’en aller lorsqu’un homme l’a remarquée et a couru après elle pour lui demander son nom et l’inscrire sur la liste », raconte la jeune algérienne.

Un hasard qui a marqué la vie de la jeune fille et qui l’a encouragée à demander, le jour de sa remise de diplôme à l’université américaine de Harvard, à demander à ses camarades, de « faire le mieux qu’ils peuvent, mais aussi le minimum qu’ils peuvent », car, selon elle, « le minimum que l’on puisse faire peut s’avérer très significatif ».

« C’était une liste pour recevoir des informations et bénéficier d’un accompagnement pour pouvoir immigrer en France », a expliqué Hanane à TSA. « L’Algérie d’alors n’est pas celle d’aujourd’hui, on avait des coupures d’eau et des pénuries de toutes sortes, sans oublier, dès le début des années 1990, la peur du terrorisme, le couvre-feu, même à Alger », a-t-elle poursuivi.

« J’ai beaucoup d’espoir et de rêves pour l’Algérie d’aujourd’hui et de demain. Les opportunités qui m’ont été données s’offrent maintenant à tous les jeunes Algériens qui peuvent réaliser leurs rêves sans avoir à quitter le pays. Nous avons un potentiel immense, cultivons –le !  », a conclu Hanane.

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