
Le Washington Post a annoncé jeudi qu’il allait lancer sur son site internet une page en arabe réunissant des traductions d’éditoriaux, de tribunes et d’articles d’opinion.
Cette page permettra « d’étendre la portée du journalisme du Post aux lecteurs du monde entier », et de publier des « traductions de haut niveau » de textes « pertinents pour une audience parlant arabe », a expliqué le quotidien.
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Cette page comportera des tribunes de rédacteurs du monde entier, notamment du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. La section « opinion » du Washington Post a déjà, par le passé, expérimenté la traduction de tribunes dans d’autres langues, en espagnol, en turc et en farsi, précise le journal.
« Cette page simplifiera pour davantage de lecteurs l’accès à des commentaires gratuits et indépendants à propos des sujets politiques et culturels qui les affectent le plus », a écrit Fred Hiatt, responsable des éditoriaux au Washington Post.
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L’importance d’une telle démarche « est devenue plus évidente depuis le meurtre de notre propre collègue Jamal Khashoggi, qui voyait clairement le besoin d’un tel forum », a-t-il ajouté.
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, collaborait notamment avec le Washington Post.
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Ryad nie toute implication du prince héritier dans ce meurtre, tandis que des responsables turcs et américains ont fait porter la responsabilité de ce meurtre au prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.