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Les enfants de chouhada apportent leur soutien à Bouteflika et rappellent leurs « revendications »

Les enfants de chouhada apportent leur soutien à Bouteflika et rappellent leurs « revendications »

Houari Tayeb est secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (Onec). Dans cet entretien, il renouvelle le soutien de l’Onec au président Bouteflika et rappelle les principales revendications de l’Organisation.

Quelle est votre position par rapport à l’élection présidentielle d’avril prochain ?

Notre candidat est le moudjahid Abdelaziz Bouteflika. Nous l’appelons à la continuité et à briguer un nouveau mandat à la tête de l’Etat algérien.

Pour quelles raisons soutenez-vous le candidat Bouteflika ?

Parce que nous sommes fidèles à nos positions. En 1999, nous avons été les premiers à soutenir sa candidature. En 2004, nous l’avions appuyé même quand des camarades à nous s’y sont opposés. La même chose en 2014 et aujourd’hui encore nous le soutenons et appuyons sa candidature. Nous sommes fidèles au président parce que c’est un moudjahid, c’est le compagnon des chouhada. Nous ne voyons personne d’autre que Bouteflika pour occuper le poste de premier magistrat du pays pour incarner la sécurité et la stabilité du pays. Nous sommes confiants en lui pour qu’il puisse donner à l’Algérie un avenir meilleur.

Est-ce que la santé actuelle du président lui permet de briguer un nouveau mandat ?

Il s’agit pour nous de faire un bilan de ses différents mandats sur le plan économique, politique, social et sécuritaire. S’agissant de son état de santé, je peux vous dire qu’il n’y a pas un parmi nous qui soit en bonne santé. A nos yeux, le président a été à l’origine de la stabilité du pays et a ramené la sécurité, son bilan est positif à tout point de vue. Donc, nous plaidons en faveur de sa candidature.

Quelles sont les revendications que votre organisation souhaite voir satisfaites lors du prochain quinquennat du président dans le cas où il est élu ?

Nous souhaitons un meilleur statut pour la famille du chahid. La famille du chahid ne doit pas vivre dans une situation précaire.

Que contient votre plate-forme de revendications ?

Une de nos revendications phares concerne la préservation de la mémoire du mouvement national jusqu’à l’indépendance. Nous revendiquons dans notre plate-forme l’impératif de mettre fin à la falsification de l’histoire dans certains écrits concernant nos chouhada et héros de la révolution…

Dans quels supports avez-vous décelé une falsification de l’histoire ?

C’est dans certains écrits et reportages faits par des médias français à l’instar du Monde, de certaines chaînes de télévision françaises comme France 2, parfois TF1. Ces médias présentent certaines informations de manière à donner raison à la loi sur les bienfaits de la colonisation de 2005. Il y a eu une falsification de l’histoire et nos enfants ont eu une lecture erronée du fait colonial. C’est dans cette optique que nous avons revendiqué une télévision dédiée à l’histoire. Nous voulons à travers ce média faire connaître aux nouvelles générations une version juste de ce qui s’est passé durant la guerre de libération nationale. Nous avons des archives, nous avons nos chercheurs, nos historiens, nos institutions, il nous faut donc une télévision pour dire la vérité au monde entier sur le fait colonial, loin de toute polémique.

L’autre élément contenu dans notre plate-forme concerne le volet social. 20 ans après l’adoption de la loi sur le chahid, il y a nécessité de revoir certaines dispositions.

Quelles dispositions de la loi sur le chahid souhaitez-vous voir révisées ?

Les enfants de chouhada ne sont plus des enfants, mais des adultes. Nous nous intéressons donc présentement à la préservation de leur santé et de leur retraite. Il y a des situations litigieuses qui nous posent problème car actuellement on demande à un fils de chahid qui souhaite prendre la pension suite au décès de sa mère de délaisser sa retraite de salarié. C’est une véritable aberration. La pension est un droit de reconnaissance de la collectivité nationale pour ce que le chahid a donné à la Patrie.

Un autre point de discorde concerne le crédit à l’investissement. La loi est claire : elle spécifie que la famille du chahid bénéficie de crédits d’investissements auprès des banques et des institutions financières. Il faut que cette disposition soit mise en œuvre. Notre plate-forme ficelée, nous allons la présenter aux autorités compétentes personnalisées à travers le ministère des Moudjahidine afin qu’il la remette au chef de l’Etat.

Est-ce que sous le règne du président Bouteflika, vos revendications ont trouvé satisfaction ?

Certaines revendications ont été satisfaites, mais parfois l’administration joue la montre sur l’interprétation des dispositions législatives et sur les circulaires d’applications pour ne pas mettre en application la loi.

Je vous donne un exemple : nous avons élaboré un article, le 81 bis dans la Loi de finances de 2011 qui autorise la famille de chahid à bénéficier d’indemnités d’achat ou de l’importation d’un véhicule neuf au même titre que les moudjahidine. Cet article, à ce jour, n’est toujours pas appliqué car l’administration se cache derrière les circulaires d’application alors que le président de la République a signé la Loi de finances. Nous n’avons pas de problèmes avec le président de la République encore une fois mais plutôt avec l’administration qui retarde l’exécution de la loi.

Que pensez-vous du candidat à la présidentielle Ali Guediri ?

Sincèrement, je ne le connais pas. Je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer ni de discuter avec lui. Je lis ce qui s’écrit sur lui sur Facebook, mais je ne peux me constituer une opinion sur une personne à travers les médias sociaux.

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