
Alors que l’année scolaire vient tout juste d’être entamée, un nouveau phénomène est pointé du doigt. Il s’agit des “Lives TikTok” filmées par certains élèves depuis les classes, parfois en plein cours.
Un professeur qui explique et des élèves qui ont les yeux rivés sur la caméra d’un téléphone qui transmet un Live sur TikTok. Des avalanches de commentaires auxquels ces élèves répondent sans se soucier du cours, et encore moins de l’instituteur.
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Algérie : quand TikTok s’invite dans les classes et perturbe les cours
Une tendance inquiétante que dénonce une enseignante au micro de la chaîne télévisée Al Hayat. “C’est un phénomène qui prend de l’ampleur”, a-t-elle souligné, expliquant que “pendant que les enseignants donnent cours, il y a des élèves qui ouvrent des Lives au cœur de la classe”.
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Cette enseignante qualifie ces comportements de “violation de l’enceinte de l’établissement scolaire” et de “manque de respect envers les professeurs”. Elle explique que les Lives sont visionnés par des personnes extrascolaires, ce qu’elle qualifie de “grande catastrophe”.
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D’innombrables vidéos témoignent de cette tendance grandissante au sein des élèves algériens. Si certains se contentent de se filmer, d’autres parlent en plein cours, parfois vulgairement, en prenant la peine de répondre aux commentaires, ne montrant aucune considération aux enseignants qui s’égosillent à leur expliquer la leçon.
Ce phénomène gagne du terrain alors que le règlement intérieur des établissements scolaires interdit clairement l’utilisation “des téléphones, smartphones et autres moyens de communication, d’enregistrement et de photographie”.
Des élèves qui bravent l’interdiction
Ce même règlement prévoit “une confiscation de l’appareil” ainsi qu’une “convocation faite au parent ou tuteur de l’élève”. Un règlement qui ne semble pas cependant faire peur à certains élèves tiktokeurs. Témérité ou inconscience ? Les autorités compétentes se doivent en tout cas de trouver des solutions.
Ce phénomène a d’ailleurs fait réagir la gendarmerie nationale. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir un officier gendarme expliquer aux élèves les conséquences qui peuvent s’avérer très graves de ce genre de pratiques.
“L’élève qui photographie son collègue ou son enseignante, sans leur consentement, et partagent la photo sur les réseaux sociaux, commet ainsi un crime cybernétique”, met en garde l’officier, ajoutant que quand les services de la gendarmerie nationale reçoivent une plainte à ce sujet, “ils doivent réagir”.
Face à l’ampleur que prend ce phénomène lives Tik-Tok en classe, les parents d’élèves sont appelés à jouer un rôle. “Il faut que vous soyez attentifs à vos enfants, s’ils ne sont pas encore concernés, ils risquent de s’y mettre, par mimétisme”, alerte l’enseignante.