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Mali : le FLA cherche des appuis à Benghazi et à Abou Dhabi

Le Front de libération de l'Azawad (FLA) d'Alghabass Ag Intalla cherche à diversifier ses soutiens auprès du camp Haftar, en Libye, et des Émirats arabes unis.

Mali : le FLA cherche des appuis à Benghazi et à Abou Dhabi
Le FLA cherche à renforcer ses capacités militaires et à desserrer son face-à-face avec Bamako / Source image : DR pour TSA
Amar Belani
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Isolé et en manque de moyens, le Front de libération de l’Azawad (FLA) d’Alghabass Ag Intalla cherche à diversifier ses soutiens à Benghazi et auprès de Abou Dhabi.

Selon des sites spécialisés, une délégation du FLA a rencontré à Benghazi Saddam Haftar, numéro deux de l’Armée nationale libyenne, pour solliciter équipements et coopération militaire. Le contact s’appuie sur une médiation libyenne qui avait permis la libération de deux paramilitaires russes détenus par le FLA depuis juillet 2024.

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Chacun poursuit ses propres objectifs : le FLA cherche à renforcer ses capacités militaires et à desserrer son face-à-face avec Bamako, tandis que Saddam Haftar entend étendre son influence au Sahel.

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Mais l’enjeu dépasse la Libye. Abou Dhabi, principal parrain du camp Haftar, offre à Benghazi un accès que le FLA peut vouloir exploiter, en contournant les médiations traditionnelles.

Un motif sérieux d’inquiétude pour l’Algérie

Pour l’Algérie, l’implication de réseaux liés aux Émirats à nos frontières est un motif sérieux d’inquiétude. Outre l’installation de relais étrangers dans notre profondeur stratégique, le FLA risque de se faire instrumentaliser au service des agendas hostiles de puissances extérieures.

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La Russie utilise la Libye orientale comme un point d’appui logistique pour ses activités en Afrique. Un soutien militaire de Saddam Haftar au FLA contre l’Africa Corps, qui est présente aux côtés du gouvernement malien, risquerait donc de contrarier un partenaire dont le camp Haftar dépend encore.

Dès lors, comment expliquer que le Front de libération de l’Azawad se tourne vers Benghazi pour obtenir des équipements et une coopération militaire ? Saddam Haftar pourrait-il réellement aider les indépendantistes touaregs à combattre les forces russes qui soutiennent Bamako, au risque de compromettre ses propres relations avec Moscou ? Ou cette démarche relève-t-elle plutôt d’un jeu d’influence dans lequel chacun cherche à renforcer ses positions sans remettre en cause ses alliances stratégiques ?

Par ailleurs, la question s’inscrit dans une rivalité régionale plus large, où l’axe Émirats arabes unis-Maroc-Israël cherche à renforcer ses positions politiques, économiques et sécuritaires en Afrique du Nord et au Sahel.

Pour notre pays, cette convergence nourrit la crainte de voir des puissances hostiles multiplier les relais dans notre environnement immédiat afin d’entraver notre action et de réduire notre influence traditionnelle dans la région. Les liens militaires entre Rabat et Tel-Aviv, l’ancrage émirati auprès du camp Haftar et l’expansion des réseaux d’Abou Dhabi au Sahel alimentent cette perception.

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