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Marches contre le 5e mandat : les autorités, entre mises en garde et appels au calme

Marches contre le 5e mandat : les autorités, entre mises en garde et appels au calme

Les mises en garde et les avertissements contre toute tentative des citoyens de sortir dans la rue manifester contre le 5e mandat, après les manifestations de Jijel, Kherrata et Bordj Bou Arréridj de la semaine dernière, se succèdent.

De Djelfa, où il achève ce mardi une visite de travail de deux jours, le ministre de l’Intérieur Nouredine Bedoui a lancé une sévère mise en garde contre les « tentatives de semer le doute », et de « gâcher » l’élection présidentielle.

« Nous le répétons toujours qu’à chaque rendez-vous national dont nous voulons faire une fête, certains essaient de semer le doute, et de gâcher cette fête au détriment de l’Algérie », a souligné le ministre de l’Intérieur. « Mais, attention, avertit le ministre, nous sommes dans notre État, ancrés dans notre Algérie, nous construisons notre force sur celle de nos institutions ».

 

La réaction de M. Bedoui intervient au lendemain d’un appel à la raison et au calme lancé par Abdelmalek Sellal, directeur de la campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika.

Il a expliqué, en marge d’un meeting avec les militantes d’une association féminine, que les opposants au 5e mandat doivent « s’exprimer pacifiquement ». « Nous acceptons les opinions différentes’’, a-t-il dit, ajoutant que « chacun peut exprimer son opinion, mais de manière pacifique. Il n’y a aucun problème. Il n’est pas nécessaire de marcher’’, a ajouté l’ancien Premier ministre.

Avant d’exprimer son souhait qu »un jour nous puissions arriver à discuter entre nous ». Même position d’Amar Ghoul, président du parti TAJ, selon lequel « il n’y a aucun bénéfice à tirer en recourant à la rue. L’appel à la rue est une grande aventure. C’est un danger’’, a-t-il dit lors d’un meeting à Sidi Bel Abbes. Durant le même meeting, le patron de TAJ a été interpellé dans la salle sur l’absence du candidat Bouteflika durant la campagne.

 

Gaid Salah, les mises en garde

Mercredi dernier, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah est également sorti de sa réserve pour fustiger les « ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ». Dans un discours prononcé lors de sa visite à la 5e région militaire, le chef d’état-major de l’ANP a souligné que le peuple algérien « peut faire face à l’hostilité de certains ennemis de l’intérieur et de l’extérieur’’.

Dans la foulée, Ahmed Gaid Salah a dénoncé « ceux qui se nourrissent de rêverie et d’illusion, qui sont prêts à vendre la sécurité de leur pays et la stabilité de leur patrie au prix de leurs intérêts (…) ».

Ces réactions interviennent après les marches contre le 5e mandat de la semaine dernière dans certaines villes du pays notamment Kherrata, mais également dimanche à Paris où un rassemblement a réuni plusieurs centaines de personnes.

Les mises en garde du ministre de l’Intérieur comme celles du chef d’état-major de l’ANP font également référence à un appel anonyme relayé sur les réseaux sociaux pour une marche ce vendredi 22 février après la prière. Un appel, qui a provoqué beaucoup d’interrogations sur ses instigateurs et leurs objectifs, autant au sein des partis qu’au sein des appareils de l’État.

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