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Municipales en France : un candidat d’origine algérienne ciblé par l’extrême droite et des Marocains

L’extrême droite et des Marocains s’acharnent sur un candidat LFI d’origine algérienne aux communales en France

Municipales en France : un candidat d’origine algérienne ciblé par l’extrême droite et des Marocains
Ahmed Berrahal, candidat LFI d’origine algérienne aux municipales, ciblé par l’extrême droite et des Marocains / Facebook Ahmed Berrahal
Célia Achour
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Ahmed Berrahal, co-chef de file de La France Insoumise (LFI) dans le 93 pour les municipales de 2026 (15 et 22 mars), est pris pour cible par des Marocains et l’extrême droite. La candidature de ce syndicaliste franco-algérien à Aulnay-sous-Bois et ses origines algériennes leur posent problème.

Dans un post sur X, un compte au nom de Dounia reprend la photo d’Ahmed Berrahal vêtu d’un maillot de l’équipe nationale d’Algérie.

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Elle s’interroge sur « l’influence du régime d’Alger au cœur de la politique française ».

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Elle remet en cause la candidature d’Ahmed Berrahal qui, selon elle, « est difficilement compatible avec une candidature locale en France ». Le port d’un maillot de l’équipe d’Algérie est ainsi présenté comme incompatible avec une candidature pour les communales en France.

Ahmed Berrahal attaqué à cause de ses origines algériennes

Elle ne s’arrête pas là : pour elle, ce qui dérange, c’est « l’hostilité frontale et les attaques contre le Maroc ». Ne pas être d’accord avec le régime de Mohamed VI serait donc également un handicap.

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« Ingérence étrangère », « cadre ouvertement pro-système algérien », des accusations que la page MoroccoIntel reprend aussi sur X.

« La France Insoumise nomme une fois de plus, pour les municipales, un nationaliste algérien pro-Tebboune, pro-Polisario et hostile à la France », lance l’auteur du post.

Là aussi est évoquée l’hostilité supposée de ce syndicaliste franco-algérien envers le Maroc et les Marocains, tout comme des posts sortis de leur contexte, entre autres sur la question palestinienne et celle du Polisario que défend Ahmed Berrahal.

L’extrême droite s’y met à son tour : le média Frontières sort un magazine hors-série titré « Les brebis galeuses de LFI, Islamo-gauchistes, Antifas, Violences ». Le magazine porte sur une enquête des « 100 profils radicaux » ; parmi ces profils figure celui d’Ahmed Berrahal.

Un article, intitulé « Enquête : Ahmed Berrahal, co-chef de file LFI à Aulnay-sous-Bois (93), candidat pro-régime algérien », lui est dédié.

La réponse d’Ahmed Berrahal à l’extrême droite

« Ahmed Berrahal ne fait pas mystère de son amour pour le régime algérien ». Pour justifier ces propos, le média se sert des posts Facebook du co-chef de file LFI, dans lesquels il indique : « Fier de mon pays, on est en finale », suite à la victoire de l’Algérie lors de la Coupe d’Afrique des nations en 2019.

Deux autres posts sont pointés du doigt par Frontières : un concernant les 60 ans de l’indépendance de l’Algérie. L’autre concerne le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « Oui #LaPoliceTue : le #17octobre1961, elle a noyé les Algériens dans la Seine… »

« Les contenus qu’il y publie traduisent un tropisme pro-algérien (…) on pourrait presque y déceler une ingérence du pouvoir algérien », affirme Frontières.

Des accusations dont le candidat s’est défendu sur son compte X : « L’extrême droite fait des classements et écrit des torchons… On assume nos origines algériennes, que ça vous dérange ou non ». Il revient sur son post où il évoque que la « police tue », en reprenant notamment le nom de Nahel Merzouk et celui d’Adama Traoré.

Son parti politique lui apporte son soutien. Le député insoumis Bastien Lachaud déclare : « Oui, il n’y a aucune honte à être binational et aimer ses deux pays. Oui, il n’y a aucune honte à nommer les crimes de la colonisation française en Algérie, et à être fier de la résistance d’un peuple opprimé ».

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