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Notre nouvel ambassadeur à Paris et la photo du diplomate Hasseni

Quand Abdelkader Mesdoua arrivera à Paris pour prendre ses fonctions de nouvel ambassadeur d'Algérie dans la capitale française, il se souviendra certainement de cet incident qui l'avait projeté il y…

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Quand Abdelkader Mesdoua arrivera à Paris pour prendre ses fonctions de nouvel ambassadeur d’Algérie dans la capitale française, il se souviendra certainement de cet incident qui l’avait projeté il y a quelques années au cœur de l’actualité bilatérale. On était en pleine affaire Mohamed Ziane Hasseni, arrêté en août 2008 à Marseille par erreur dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 1987 de l’opposant Ali Mecili.

Mohamed Ziane Hasseni était confondu avec Rachid Hasseni, un ancien militaire. Son sort judiciaire dépendait de son identification par l’accusateur Mohamed Samraoui, ancien officier des services de renseignement réfugié en Allemagne, qui soutenait le connaître. M. Hasseni affirmait le contraire et attendait une éventuelle confrontation. Sa photo était donc devenue précieuse.

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Le journal d’investigation Médiapart fut le premier à en publier une, reprise ensuite par des médias algériens. Sauf que la photo en question n’était pas celle de Hasseni mais de Abdelkader Mesdoua. De cette confusion est née chez lui une grande amertume qu’il continue de manifester poliment auprès des journalistes.

Lui, connu pour être discret, dut prendre sa plume pour restituer à la photo l’identité qui lui correspondait. Dans une lettre de protestation adressée alors à El Watan, il écrivait : « Je voudrais vous confirmer que la photo parue est la mienne, que mon nom n’est pas Rachid Hassani et qu’au demeurant, je ne suis mêlé en aucun cas ni de près ni de loin à cette affaire qui éprouve notre collègue et ami, Ziane Mohamed Hasseni, cadre au ministère des Affaires étrangères, dont l’innocence, nous en sommes convaincus sera prouvée ». Au passage, il faisait à la presse une leçon de base : vérifier l’information avant de la publier avec le risque de susciter des commentaires préjudiciables.

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Mohamed Ziane Hasseni fut en effet relaxé par la justice française, après des mois de contrôle judiciaire et nommé ambassadeur à Bogota. Et M. Mesdoua, désormais vêtu du costume du numéro 1 de la diplomatie algérienne en France, pourrait peut-être rendre une visite de courtoisie à Médiapart pour effacer les traces de l’erreur. Ce sera une bonne entrée pour soigner son image auprès des médias français. Et Médiapart, en particulier, n’a jamais manifesté d’hostilité de principe vis à vis de l’Algérie.

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