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Nouvelles révélations sur le rapprochement entre le Maroc et Israël

Nouvelles révélations sur le rapprochement entre le Maroc et Israël

Le gouvernement israélien aurait fait pression sur le gouvernement américain afin de le pousser à reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental occupé en échange de la normalisation des relations entre Israël et le Maroc, rapporte ce mercredi Middle East Eye qui cite la chaîne israélienne Channel 13.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, aurait notamment tenté de faire avancer un accord tripartite entre les États-Unis, Israël et le Maroc plusieurs fois au cours de l’année 2019, après avoir entamé des pourparlers avec des responsables marocains et américains suite à son discours lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2018.

Netanyahou aurait même secrètement rencontré le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, pour évoquer et discuter de cette proposition, affirme la même source. La rencontre a également été rapportée par le média américain Axios cité par le média marocain Le Desk, qui affirme que les contacts entre Netanyahu et les Marocains ont « commencé à s’intensifier après une réunion secrète avec le ministre marocain des affaires étrangères Nasser Bourita en marge de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2018 ».

La rencontre entre le Premier ministre israélien et le chef de la diplomatie marocaine aurait été rendu possible grâce à une voie de communication établie entre Bourita et le conseiller de Netanyahou pour la sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, avec l’aide de Yariv Elbaz, homme d’affaires juif marocain œuvrant dans l’agro-alimentaire au Maroc.

Selon Le Desk qui cite des sources israéliennes, Ben-Shabbat voulait utiliser les relations étroites d’Israël avec l’administration Trump pour parvenir à une percée avec le Maroc. Il aurait ainsi approché les responsables de l’administration Trump et a proposé aux États-Unis de soutenir la position marocaine sur une question sensible de sécurité nationale, à savoir le Sahara Occidental. La proposition d’un accord trilatéral a également été transmise aux Marocains.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères marocain a affirmé ce mardi que «le Sahara reste la première cause du Maroc et non la Palestine », invitant les parlementaires marocains à « ne pas être plus palestiniens que les Palestiniens eux-mêmes », rapporte Yabiladi, cité par Middle East Eye.

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