Direct Live Search
Search

Ouverture de la conférence sur le climat (COP 23) : des chiffres inquiétants

Au moment où s’ouvre la Conférence des Nations unies sur le climat à Bonn, en Allemagne, sous la présidence des îles Fidji, les scientifiques s’alarment de la hausse dangereuse de…

Ouverture de la conférence sur le climat (COP 23) : des chiffres inquiétants
NEWPRESS
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Au moment où s’ouvre la Conférence des Nations unies sur le climat à Bonn, en Allemagne, sous la présidence des îles Fidji, les scientifiques s’alarment de la hausse dangereuse de la température dans le monde et de la persistance des phénomènes climatiques extrêmes (inondations, tempêtes, sécheresses persistantes, fortes précipitations…).

Selon les chercheurs, relayés par l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM), la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère responsable du réchauffement climatique a atteint un niveau record en 2016.

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

Plus de CO2 dans l’atmosphère et une température en hausse… ?

Selon l’Organisation mondiale de la météorologie, cette inquiétante montée de la concentration de CO2 dans l’atmosphère augure d’une hausse dangereuse de la température à l’avenir si rien n’est fait par la communauté internationale.

Les activités humaines encore et toujours ?

Cette montée du CO2 est due à la conjonction des activités humaines liées à la persistance de nos comportements alimentaires, de notre mode de transport et de notre modèle énergétique, couplés à un puissant épisode El Nino.

A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »

El Nino, comme chacun sait, est un phénomène climatique qui apparaît tous les 4 ou 5 ans et provoque une hausse de la température de l’océan Pacifique, entraînant dans son sillage des sécheresses et de fortes précipitations.

Alors que le niveau tolérable et acceptable est de 300 PPM – si l’on veut stabiliser la température – la concentration en particules est passée de 400 PPM en 2015 à 403,3 PPM en 2016. 150% d’augmentation depuis 1750…

A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations

Ce chiffre représente désormais 150% de la concentration constatée à l’époque préindustrielle où ce chiffre avoisinait les 250 PPM.
Les chercheurs se fondent pour étayer leurs chiffres sur les prélèvements effectués sur les carottes de glace – véritable mémoire climatique – afin de déterminer la teneur en CO2 dans l’atmosphère au cours du temps et tout au long de notre histoire.

Déjà il y a trois millions d’années…

La dernière fois – toujours selon l’OMM – que la Terre a connu une teneur comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années, la température était de 2°C à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 20 à 30 mètres par rapport au niveau actuel.

La cible de 2° était-elle possible ?

Ces chiffres établis sur la base d’un constat scientifique placent notre planète sur une trajectoire dangereuse de hausse non maîtrisée de la température, d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible de 2°C fixée par la communauté internationale lors, notamment, de l’Accord de Paris.

Cette perspective est d’autant plus possible que les facteurs aggravants et leurs conjonctions sont à l’œuvre dans le monde : une croissance démographique en forte hausse, une industrialisation énergivore, des pratiques agricoles intensives, un recul des forêts et des glaciers et une progression accélérée des déserts et des terres arides…

Le CO2 dans l’atmosphère et les océans pour des siècles…

Éliminer cet excédent de CO2 dans l’atmosphère sera d’autant plus difficile, lorsque l’on sait que le CO2 persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan encore plus longtemps. Et aucune politique ne peut renverser cette tendance et infléchir sur le moyen terme les lois de la physique ce que l’homme, par son comportement, a perturbé tout au long de l’ère industrielle.

Il n’y a pas de miracle, le temps nous est compté

Ici, comme ailleurs, il n’y a pas de miracle et les lois de la nature ne mentent pas.

À Bonn, lors des prochaines négociations, le temps nous est compté alors que l’indécision plane sur le comportement d’un certain nombre d’économies polluantes.

L’opinion publique analysera et jugera les positions des uns et des autres et ne sera complètement rassurée que lorsqu’elle verra la volonté politique traduite en actions afin de laisser une Terre plus hospitalière à nos enfants !


*Ambassadeur des Déserts et des Terres arides. (Convention des Nations-Unies pour la lutte contre la désertification). Président de la Fondation des Déserts du monde. Ancien ministre.

 

Lien permanent : https://tsadz.co/wm4lh

TSA +