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Ouyahia à Paris : « Le dossier de la mémoire n’est pas simple »

Ahmed Ouyahia a saisi l’occasion de la réunion du quatrième comité intergouvernemental de haut niveau qui se tient à Paris, ce jeudi 7 décembre, pour répondre aux déclarations du président français et son Premier ministre concernant la mémoire et le colonialisme.

« Nous avons naturellement abordé la mémoire. L’Algérie ne soulève pas ce dossier pour enfermer les relations algéro-françaises dans le passé mais pour alléger la démarche commune vers l’avenir et lui donner plus d’entrain en prenant en charge quelques soucis et quelques legs que nous avons », a déclaré le Premier ministre dans son intervention faite en arabe puis en français lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue, Edouard Philippe.

« Comme je le disais il y a un instant, la visite du président Macron a permis de débloquer deux dossiers, celui de la restitution des restes des résistants du peuple algérien au 19e siècle, ce qu’on appelle les crânes des résistants. La partie algérienne va terminer le dossier procédural et la partie française va préparer la loi puisqu’il en faut une pour mettre en œuvre la décision annoncée hier », a indiqué Ahmed Ouyahia, qui a également évoqué le dossier de la restitution des archives.

« Sur le domaine des archives, nous avons également fait une bonne percée puisque le président Macron nous a annoncé hier au nom de la France la disponibilité de notre partenaire à nous remettre une duplication de toutes les archives, ce qui permettra de gérer plusieurs affaires de la vie courante en Algérie et nous continuerons à discuter pour la restitution graduelle avec le temps des archives de la période 1830-1962 », a-t-il assuré.

Le Premier ministre algérien a rappelé que « le dossier de la mémoire n’est pas simple ». « S’il l’était, il aurait été soldé durant les 55 ans qui se sont écoulés déjà. Ce qui est certain, c’est qu’il y a une volonté partagée d’identifier des pistes et trouver des solutions à même de satisfaire les deux peuples, le peuple algérien et le peuple français », a-t-il conclu.

Dans son intervention, le Premier ministre français s’est exprimé sur le dossier de la mémoire en estimant qu’il fallait regarder « notre passé droit dans les yeux dans ses zones d’ombre, dans ses éléments de lumière aussi » afin de construire un « avenir commun qui est un avenir que nous croyons marqué par de très belles opportunités ».

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