
Après le fer de Gara Djebilet et le zinc-plomb de Béjaïa, l’Algérie lance le projet d’exploitation d’une autre ressource minière stratégique : le phosphate.
Le projet intégré d’exploitation du gisement de phosphate de l’est du pays entre dans une phase décisive. Il est officiellement lancé ce jeudi 24 septembre avec la pose de première pierre du chantier de réalisation du complexe de transformation chimique du phosphate de Oued El-Kebir, dans la wilaya de Souk Ahras.
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La capacité de production du complexe est de 2,4 millions de tonnes par an d’engrais phosphatés et 570 000 tonnes d’engrais azotés. Les travaux seront réalisés par la société italienne Saipem. Le projet comprend l’exploitation du gisement de Tébessa, la réalisation d’un complexe de transformation et d’une ligne de chemin de fer jusqu’au port d’Annaba où un quai minier est en réalisation.
Algérie : le projet phosphate intégré franchit une nouvelle étape
Deux ministres ont fait le déplacement pour la circonstance, celui des Mines et des Industries minières, Mourad Hanafi, et son collègue des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djelaoui, en plus du wali de Souk Ahras et du PDG de Sonatrach.
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Le complexe constitue le maillon industriel essentiel de la chaîne de valeur du projet intégré du phosphate, indique le ministère des Hydrocarbures dans un communiqué.
Les travaux de réalisation sont confiés à la société italienne Saipem selon le modèle de réalisation accélérée “EPC Fast Track” dans le but de réduire les délais de réalisation et de respecter le calendrier prévu, ajoute la même source.
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La réalisation sera exécutée conjointement avec plusieurs filières de Sonatrach, à savoir la Société algérienne de réalisation de projets industriels (SARPI), la Société nationale d’ingénierie civile et de construction (GCB) et l’entreprise des Grands travaux pétroliers (GTP).
Plusieurs unités de production de différents types d’engrais
Dans une présentation faite sur place, il a été indiqué que le complexe est composé de plusieurs unités industrielles de production d’engrais phosphatés de différents types (le DAP, le MAP et le NPK) ainsi que des engrais azotés, en particulier l’urée, et des produits chimiques intermédiaires, tels que l’acide sulfurique, l’acide phosphorique et l’ammoniac.
Toujours selon les mêmes explications, la capacité de production annuelle du complexe sera, dans une première phase, de 2,4 millions de tonnes d’engrais phosphatés, 570 000 tonnes d’engrais azotés, en plus de la production de produits chimiques intermédiaires nécessaires au processus de transformation.