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Planche à billets : près de 1200 milliards supplémentaires créés en novembre

Une demande de financement non conventionnel, communément appelé « planche à billets », a été inscrite durant le mois de novembre pour un montant de 1187.2 milliards de dinars, qui sont cependant…

Planche à billets : près de 1200 milliards supplémentaires créés en novembre
Aicha Merabet
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Une demande de financement non conventionnel, communément appelé « planche à billets », a été inscrite durant le mois de novembre pour un montant de 1187.2 milliards de dinars, qui sont cependant « non exploités à ce jour », a annoncé ce dimanche le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Loukal, cité par l’agence officielle.

Ces presque 1200 milliards non exploités s’ajoutent aux 4005 milliards de dinars déjà créés entre les mois d’octobre 2017 et octobre 2018 dans le cadre du mécanisme dit de « financement non conventionnel » rendu possible par l’amendement de la loi relative à la monnaie et au crédit. Ces 4005 milliards ont permis de couvrir le déficit du Trésor public à hauteur de 1470 milliards de dinars et de financer la dette publique à hauteur de 2264 milliards de dinars, a précisé Loukal.

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La planche à billets a ainsi mené à la création de 5186 milliards de dinars, faisant représenter à près de 28% le taux de financement non conventionnel par rapport au produit intérieur brut (PIB), selon le gouverneur de la Banque d’Algérie.

Pour rappel, le ministre des Finances Abderrahmane Raouya chiffrait en octobre 2017 les besoins du Trésor public en matière de financement à 570 milliards de dinars en 2017, à 1815 milliards en 2018 et à 580 milliards en 2019.

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Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Saïd Maherzi, affirmait pour sa part le 26 septembre 2017 que le financement non conventionnel ne devrait pas se répercuter par une explosion de l’inflation. « Ce qui serait inquiétant n’est pas le principe de recourir à ce financement mais le fait d’y recourir de manière abusive et démesurée », avait-il affirmé.

Le 25 juin dernier, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, affirmait quant à lui que le principal défi pour son institution est de continuer à « assurer la stabilité des prix dans un environnement de surplus de liquidités substantiel et persistant », causé notamment par le financement non conventionnel.

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