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Plus de 10.000 ressortissants algériens en instance d’expulsion en France

Plus de 10.000 ressortissants algériens en instance d’expulsion en France

Info TSA. Plus de 10.000 ressortissants algériens sont en situation irrégulière en France, dont 483 mineurs, selon les chiffres officiels obtenus par TSA. Toutes ces personnes font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français –(OQTF).

Plusieurs cas d’Algériens clandestins en France ont fait la une de l’actualité ces dernières années. En décembre dernier, un jeune algérien de 19 ans prénommé Halim a échappé temporairement à l’expulsion grâce à la mobilisation de son lycée en Seine et Marne. Arrivé en France en 2015 avec ses parents sans papiers également, Halim H., élève de terminale technologique dans un lycée de banlieue parisienne, avait été placé dans un centre de rétention administrative en octobre à la suite d’un banal contrôle de police.

Une pétition en ligne sur le site change.org contre son expulsion avait rassemblé 8.000 signatures et un rassemblement avait réuni plusieurs centaines d’élèves, enseignants, syndicats et élus de la mairie de Noisiel, sa ville de résidence. Après 45 jours de détention, il a été remis en liberté et a pu reprendre les cours. Selon une association d’aides aux étrangers, « le consulat d’Algérie a dû refuser de délivrer le laissez-passer » nécessaire pour l’expulser.

En octobre 2017, un jeune lycéen atteint d’un cancer se voit faire l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire français au lendemain de son 18e anniversaire. Le prénommé Fayçal, dont la maladie a été diagnostiquée en Algérie, est arrivé en France en novembre 2016 où il a bénéficié d’un titre de séjour lui permettant de suivre une scolarité classique et d’être médicalement suivi dans le centre hospitalier de Montpellier, où il réside chez sa tante.

Contraint de se présenter « tous les deux jours » au commissariat après avoir été notifié de la mesure d’expulsion, le lycéen décide de ne plus remettre les pieds chez sa tante lorsqu’un policier lui montre un aller simple pour l’Algérie. Devenu SDF, il continue à assister aux cours au lycée. En phase de rémission, son cancer nécessite un suivi médical jusqu’en 2020. Alors qu’il est toujours en instance d’expulsion, une centaine de manifestants se sont rassemblés le 12 février pour demander au préfet d’accorder à Fayçal un titre de séjour.

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