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Polémique au Royaume-Uni après des propos de l’ex-ministre des Affaires étrangères sur les femmes musulmanes

L’ex-ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, a déclenché une polémique depuis ce lundi 6 août en comparant les femmes musulmanes portant des burka ou niqab à des « boites aux lettres » et des « braqueurs de banque », rapportent plusieurs médias.

Les propos polémiques sont apparus dans une tribune signée par Boris Johnson dans The Daily Telegraph, dans laquelle l’ex-ministre conservateur et euro-sceptique évoquait la décision du Danemark visant à interdire le port de la burka et du niqab dans le pays scandinave.

Johnson a critiqué dans son texte l’interdiction, affirmant qu’une telle décision pourrait mener à « une répression généralisée de tout symbole public d’appartenance religieuse ». L’ex-ministre ne s’est en parallèle pas privé de critiquer également le port de la burka ou niqab, le qualifiant « d’opprimant » et affirmant qu’il était « absolument ridicule » que des personnes « choisissent de se balader en ressemblant à des boites aux lettres ».

« Si une étudiante se présente à l’école ou à l’université ressemblant à un braqueur de banque, alors il convient d’accorder aux personnes d’autorité de débattre ouvertement avec ceux qu’elles sont supposées instruire », a ajouté l’ex-ministre, qui a démissionné du gouvernement avec fracas le mois dernier. Johnson a également indiqué qu’il était contre une telle interdiction au Royaume-Uni, qui risquerait de « transformer des personnes en martyrs, et rendre le problème encore pire ».

Les déclarations de Boris Johnson n’ont pas manqué d’engendrer la polémique à travers l’ensemble de l’échiquier politique, jusqu’à dans son propre camp conservateur et dans les plus hautes sphères du gouvernement. « La question de savoir comment une femme doit s’habiller relève du choix individuel de la femme », a déclaré la Première ministre Theresa May.

« Personne ne doit essayer de dire à une femme comment s’habiller. Il est impératif que tout le monde soit prudent dans le langage utilisé. Il est très clair que le langage utilisé par Boris Johnson pour décrire l’apparence des gens a offensé. Ce n’est pas un langage que j’aurais utilisé », a affirmé la chef du gouvernement britannique.

Plusieurs appels ont été lancés à Theresa May au sein du parti conservateur afin que Boris Johnson soit exclu du parti. Des appels ont également été lancés afin qu’une enquête soit ouverte à l’encontre de l’ex-ministre pour « islamophobie ».

Boris Johnson a de son côté refusé de s’excuser pour ses propos, et a affirmé que les critiques dont il fait l’objet sont « ridicules » n’ayant pour objectif que de faire taire « un débat légitime ».

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