Les quatre pays arabes qui boycottent le Qatar n’ont aucunement l’intention de relâcher leur pression, a affirmé un haut responsable des Emirats arabes unis, un an après le début de la crise du Golfe.
Dans des déclarations publiées jeudi par le quotidien The National, proche des autorités d’Abou Dhabi, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash a dit que la « crise de confiance » avec le Qatar persiste et que ses adversaires n’ont pas l’intention de changer de position à son égard.
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Le 5 janvier 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont brusquement rompu toute relation avec le Qatar qu’ils ont accusé de « soutenir des mouvements terroristes », de leur préférer l’Iran et de saper la stabilité de la région.
M. Gargash a notamment affirmé que le Qatar travaille à « ébranler le régime de Bahreïn », qu’il « sponsorise systématiquement l’opposition saoudienne » et qu’il crée des « plateformes pour promouvoir les séditions ».
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Le responsable d’Abou Dhabi a assuré que le Qatar se trompe en pensant que les Etats-Unis ou d’autres puissances vont imposer une réconciliation dans la région.
« Cela ne se passera pas comme ça et cela doit se faire au sein du CCG », le Conseil de coopération du Golfe qui réunit les six pétromonarchies arabes de la région, dont le Qatar, a ajouté M. Gargash.
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Selon lui, une normalisation avec le Qatar ne peut se faire qu’avec une « révision des politiques (de Doha) en ce qui concerne le soutien aux extrémistes et la déstabilisation de la région ».
Le Qatar rejette les accusations de ses adversaires, estimant qu’ils cherchent à mettre sa politique étrangère « sous tutelle ».
Il a marqué le premier anniversaire de la crise par des déclarations triomphalistes.
« Un an après, le Qatar et son peuple sont plus forts », a notamment déclaré le ministre des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani.