
L’Algérie a décidé de rétablir l’exécution de la peine de mort contre les auteurs de certains crimes après les incendies meurtries qui l’ont endeuillée fin août dernier.
« La peine de mort sera appliquée à la lettre », a déclaré le ministre de la Justice Lotfi Boudjemaa lors d’une visite de travail à Oran ce mardi 22 septembre, en évoquant la lutte contre le trafic de stupéfiants pour laquelle tout le « monde est mobilisé ».
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« Le président de la République a veillé à la révision de la loi, la peine de mort a été réintroduite et il a parlé de l’exécution de cette peine et elle sera appliquée », a-t-il dit, laissant entendre que les narcotrafiquants sont concernés par l’exécution de la peine capitale.
Lotfi Boudjemaa a évoqué l’ampleur du trafic de stupéfiants en Algérie, avec les « millions de comprimés psychotropes » saisis, les nouvelles « drogues comme la cocaïne, l’héroïne, et autres drogues dures ».
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« La fermeté sera totale », a-t-il déclaré au lendemain de la présentation devant la Commission des affaires juridiques et administratives des libertés et des droits de l’Homme de l’APN de son projet de révision du Code pénal qui prévoit la réinstauration de l’exécution de la peine de mort.
« Quand il s’agit de la sécurité des citoyens, de la société ou de sa santé, il n’y a pas de débat », a tranché Lotfi Boudjemaa, en réponse à ceux qui critiquent la mesure et qui appellent l’Algérie à revenir sur sa décision.
Lotfi Boudjemaa : « la justice frappera d’une main de fer »
Pour les incendies volontaires et le kidnapping d’enfants, c’est la « même chose », a-t-il dit, en rappelant l’instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de procéder à la réinstauration de l’exécution de la peine de mort.
« La justice va frapper d’une main de fer, avec la force de la loi. Je le dis pour que tout le monde l’entende. Nous allons mettre en place des garanties, même celui qui est reconnu coupable, il paiera », a-t-il dit.