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Qui est Xavier Niel, le patron qui accompagne Emmanuel Macron en Algérie ?

Pour son déplacement en Algérie, le président français est accompagné d’une délégation d’élus, d’artistes et de chefs d’entreprise. Parmi eux : Xavier Niel, un des acteurs économiques français les plus en vue au monde.

Fin novembre, le magazine Vanity Fair a désigné Xavier Niel, 50 ans, patron d’Iliad (maison mère de Free) à la première place du classement des « 50 Français les plus influents au monde ».

Mais avant de devenir la « coqueluche de la Silicon Valley », et l’une des plus grosses fortunes mondiales (129e selon Forbes), l’homme d’affaires a d’abord été un jeune pirate informatique puis “bidouilleur” du minitel. Puis c’est grâce à internet et aux  forfaits mobiles que ce “self-made-man à la française”, qui a juste un bac en poche, va bâtir son empire.

En 2002, Xavier Niel, fondateur de l’opérateur de télécoms Free, commercialise en France le concept de box internet et de triple-play (internet, télévision, téléphone). Puis, dix ans plus tard, début 2012, il chamboule de nouveau le marché des télécoms avec un forfait téléphonique à 2 euros par mois. Son goût de la mise en scène pour annoncer ses offres commerciales lui vaut le surnom de « Steve Jobs français ».

Après avoir bouleversé le marché des télécoms en cassant les prix, Xavier Niel s’attaque en 2013 à la formation des professionnels du numérique. Il dit vouloir détecter les talents et lance l’ « École 42 », une école de codage informatique gratuite et accessible sans diplôme. « L’école 42 est une école différente. Elle est gratuite, ouverte à tous. Trois mille étudiants s’y croisent. Parmi eux, 42% n’ont pas le baccalauréat. C’est un ovni qui, à son échelle, change la France. Mon constat d’entrepreneur est assez simple : les Français, les jeunes en particulier, ont besoin qu’on leur donne envie », expliquait l’entrepreneur français dans un entretien au journal suisse Le Temps en avril dernier. Début 2017, l’École 42, seconde chance pour les recalés du système éducatif classique, a même été désignée meilleure école de code au monde par une plateforme qui organise des compétitions de programmation informatique.

Juin 2017. Nouveau coup. Le patron de Free inaugure, en plein coeur de Paris, Station F, le plus gros incubateur de start-up au monde. On compte déjà quelque 1000 start-up et 3000 entrepreneurs épaulés par des géants comme Facebook, Ubisoft, Thales. Mais pour l’homme d’affaires issu selon lui « de la classe moyenne », le vrai défi, c’est de permettre à ceux qui n’ont ni diplôme, ni réseau, ni fortune personnelle de réaliser leur projet. « ll faut maintenant aller chercher des entrepreneurs parmi les 85 % des moins favorisés dans notre pays. Prenez l’exemple d’un chauffeur Uber. C’est un entrepreneur, et avec la volonté et la quantité de travail dont il fait preuve, il pourrait réaliser quelque chose de bien plus grand. », explique Niel dans Les Échos Entrepreneurs. Un programme du nom de « Fighters Program » doit ainsi permettre aux personnes isolées issues des zones rurales ou des banlieues, mais aussi aux réfugiés, d’obtenir un accompagnement sur le campus parisien.

En parallèle, Xavier Niel pose ses pions sur le continent africain. En Guinée, il a déjà investi dans Alliance Minière Responsable (AMR), une start-up tricolore d’exploitation du bauxite (minerai rouge servant à la fabrication de l’aluminium). Pendant ce temps, Iliad, la maison mère de Free, cherche de nouveaux relais de croissance et lorgne le marché africain. Pour Xavier Niel, l’émergence de start-up à succès passe par le développement du réseau de télécoms sur le continent.

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